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Test DXRacer Drifting : un siège gamer confortable à l'assise ferme

Charles Gouin-Peyrot

· 7 min de lecture

8,5/10

Très bon

Verdict en bref

La Drifting s'adresse à ceux qui veulent un baquet sobre, ferme et bien monté, pour de longues journées de bureau ou de jeu, sans payer le prix d'un siège haut de gamme.

On aime
  • Dossier inclinable de 90° à 135°
  • Accoudoirs 3D réglables dans trois directions
À surveiller
  • Mécanisme d'inclinaison conventionnel (sans verrouillage d'angle intermédiaire)
  • Soutien lombaire par coussin amovible, non réglable mécaniquement
Notes détaillées et conclusion

Produit prêté par DXRacer pour ce test. La marque n'a aucun droit de regard sur l'article ni sur la note. Notre méthode de test

test dxracer drifting

Avec sa Drifting en tissu gris, DXRacer remet au goût du jour le baquet de course qui a fait sa réputation, dans une version plus sobre et plus respirante. Un siège robuste et confortable sur la durée, qui doit toutefois composer avec quelques économies visibles et un gabarit plus serré qu'annoncé.

Il y a vingt ans, DXRacer inventait presque à lui seul le siège gamer, ce fauteuil inspiré des baquets de voitures de sport que l'on a ensuite vu dans toutes les compétitions e-sport et derrière chaque streamer. Deux décennies plus tard, la marque doit prouver qu'elle n'est pas seulement un nom historique, mais qu'elle sait encore proposer un siège pertinent face à une concurrence qui a appris toutes ses recettes.

Design de la DXRacer Drifting

Pas de doute possible, la Drifting reste un siège DXRacer au premier coup d'œil. Le dossier haut, les ailes latérales bien marquées et l'assise creusée sur les côtés reprennent fidèlement la silhouette du baquet de compétition. La différence se joue sur les lignes, un peu moins agressives que sur les anciennes séries Racing ou Formula, et surtout sur l'habillage.

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En gris uni, le tissu fait des merveilles pour calmer l'ensemble. Le siège ne crie plus « gaming » à chaque couture et se fond sans difficulté dans un bureau à la maison, ce qui n'était clairement pas le cas des versions noir et rouge d'il y a quelques années. Le logo et le nom de la série sont brodés avec discrétion, les coutures sont régulières et le rendu global fait propre.

Un détail m'a plu dès le déballage : les caches qui masquent les charnières entre le dossier et l'assise tiennent par aimants. Il suffit de les approcher de leur emplacement pour qu'ils se positionnent seuls, sans clip fragile ni vis supplémentaire. C'est simple, efficace et nettement plus élégant que les caches en plastique vissés que l'on trouve encore sur beaucoup de modèles à ce prix.

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En retournant l'assise, l'impression est moins flatteuse. Le tissu est maintenu par des agrafes et des colliers de serrage en plastique. Rien d'inquiétant pour la solidité, tout est bien réparti et symétrique, mais cette finition trahit le positionnement d'entrée de gamme du modèle. On ne la voit jamais une fois le siège monté, mais elle rappelle que DXRacer a fait des choix pour tenir son tarif.

Montage : ultra facile, pas de mauvaise surprise

Le carton est imposant mais bien organisé. Chaque élément est emballé séparément, le dossier est protégé dans une housse et les pièces métalliques sont isolées par de la mousse dense. La notice est imprimée au dos d'un grand carton de protection, qu'il vaut mieux garder sous la main jusqu'à la fin.

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L'assemblage se fait avec une seule clé Allen fournie et ne demande pas de tour de main particulier. Les accoudoirs sont déjà fixés sur l'assise, il reste à monter les roulettes sur la base, à insérer le vérin, à fixer le mécanisme sous l'assise puis à assembler le dossier.

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Les vis sont préinstallées dans les pièces concernées, ce qui évite de les chercher dans un sachet, et surtout, tous les trous tombent parfaitement en face. Je n'ai eu à forcer sur aucun filetage. Comptez un petit quart d'heure en prenant son temps, idéalement à deux pour présenter le dossier sur les charnières, qui reste l'étape la moins pratique en solo.

Confort et ergonomie : ferme, enveloppant, efficace

La première prise en main surprend un peu par sa fermeté. La mousse haute densité ne s'enfonce presque pas, et ceux qui attendent un fauteuil moelleux de salon seront déçus. Après quelques jours, cette fermeté devient au contraire une qualité : le bassin ne s'affaisse pas, la posture reste droite et je ne ressens pas de point de pression au niveau des cuisses, même après des journées complètes de rédaction. C'est aussi le meilleur gage de longévité, une mousse dense étant bien moins susceptible de se tasser au bout de quelques mois qu'un rembourrage plus souple.

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Les ailes latérales de l'assise maintiennent bien les hanches, mais elles ont un revers. Impossible de s'asseoir en tailleur ou de remonter un genou sur le siège, une position que beaucoup adoptent sans y penser en télétravail. Ceux qui aiment bouger sur leur siège trouveront cette forme restrictive.

Le dossier haut et creusé soutient correctement le haut du dos et les épaules, et ses ailes recentrent naturellement le buste. DXRacer livre deux coussins habillés d'une matière velours agréable. L'appui tête, garni de mousse gel rafraîchissante, se fixe par une sangle élastique et se cale sur trois hauteurs grâce à des ergots en plastique placés de part et d'autre du dossier. Une solution simple qui évite le coussin qui glisse vers le haut, défaut classique de ce type de siège.

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Le coussin lombaire, lui, est simplement posé entre l'assise et le dossier, sans sangle ni réglage. Sa forme incurvée épouse bien le creux du dos, mais il se déplace dès que l'on se lève ou que l'on s'adosse franchement, et il faut le replacer plusieurs fois par jour. C'est la limite d'un soutien lombaire par coussin face à un système intégré au dossier, comme celui du siège Trust GXT 721 Ruya Pro et son soutien lombaire réglable à la volée, nettement plus pratique au quotidien. Sur la Drifting, beaucoup finiront d'ailleurs par retirer le coussin et se contenter du galbe naturel du dossier.

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Les accoudoirs se règlent en hauteur via une gâchette latérale, en profondeur par crans et en rotation vers l'intérieur ou l'extérieur. Ils ne présentent pas de jeu gênant et leur surface rembourrée évite que les coudes ne glissent, ce qui est appréciable en jeu à la souris. Il manque en revanche le réglage latéral : l'écartement ne s'ajuste qu'en desserrant les vis sous l'assise, et il est déjà proche du maximum une fois le siège monté. Les gabarits fins auront les bras un peu loin du corps, les plus larges pourront se sentir à l'étroit.

Mécanisme et inclinaison : le minimum syndical

Le dossier s'incline de 90 à 135 degrés via un levier placé sur le côté droit. Le réglage est fluide et la position la plus basse reste rassurante, sans sensation de basculer en arrière. 135 degrés suffisent largement pour se détendre devant un film ou une cinématique, même si l'on reste loin des positions quasi allongées que proposent certains concurrents.

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Sous l'assise, DXRacer se contente d'un mécanisme de bascule classique. Une molette ajuste la tension, une barre unique sert à la fois à verrouiller la bascule en position droite et à régler la hauteur du vérin. Le tout fonctionne, mais le mécanisme est petit et léger pour un siège de ce gabarit, et il ne permet pas de bloquer l'inclinaison de l'assise dans une position intermédiaire. C'est ici que l'écart avec un siège plus haut de gamme se ressent le plus : sur la chaise gaming Maxnomic Dominator Executive, la mécanique plus aboutie et l'absence totale de grincements justifient en partie un tarif bien plus élevé. Sur la Drifting, rien ne grince après plusieurs semaines, mais la bascule manque de raffinement.

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Le reste de la base est rassurant. Le piétement en aluminium est rigide, le vérin classe 4 ne montre aucun signe de faiblesse et les roulettes de 60 mm à revêtement polyuréthane roulent en silence, sans marquer un parquet. Elles se montrent un peu moins à l'aise sur un tapis épais, où le siège demande plus d'effort pour se déplacer.

Test DXRacer Drifting : mon avis

DXRacer Drifting
DXRacer
DXRacer Drifting
8,5/10
Très bon
Note rédaction
Confort d'assise9,0/10
Revêtement et accessoires9,0/10
Réglages et inclinaison7,0/10
La Drifting s'adresse à ceux qui veulent un baquet sobre, ferme et bien monté, pour de longues journées de bureau ou de jeu, sans payer le prix d'un siège haut de gamme. Elle réussit le maintien du bassin et du dos, l'appui-tête réglable sur trois hauteurs, des accoudoirs précis et un montage sans accroc en un petit quart d'heure. Elle rate le soutien lombaire, un coussin libre qu'il faut sans cesse replacer, une bascule basique sans blocage intermédiaire et des ailes qui interdisent de s'asseoir en tailleur. La note se justifie à condition d'accepter ces économies visibles, que révèle surtout la finition sous l'assise.
Points forts
  • Dossier inclinable de 90° à 135°
  • Accoudoirs 3D réglables dans trois directions
  • Appui-tête en mousse gel et coussin lombaire inclus
Points faibles
  • Mécanisme d'inclinaison conventionnel (sans verrouillage d'angle intermédiaire)
  • Soutien lombaire par coussin amovible, non réglable mécaniquement
  • Revêtement en EPU Leatherette (similicuir)

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L'auteur

Charles Gouin-Peyrot

Journaliste tech et testeur indépendant, je décrypte la tech grand public. Spécialisé dans le hardware, l'audio et la maison connectée, je mets ma rigueur technique et mon expérience de formateur au service de mes tests. Mon objectif est simple : dépasser les fiches techniques pour vous livrer des analyses transparentes, impartiales et ancrées dans un usage 100 % réel.

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