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Test Razer Iskur V2 NewGen : un siège gamer confortable et haut de gamme

Charles Gouin-Peyrot

· 8 min de lecture

9,5/10

Excellent

Verdict en bref

L'Iskur V2 NewGen s'adresse à ceux qui passent de longues heures assis et veulent un siège gamer pensé pour le dos, pas seulement pour le look.

On aime
  • Support lombaire HyperFlex intégré, réglable en hauteur et en profondeur
  • Accoudoirs 4D
À surveiller
  • Prix public de 649,99 $ aux États-Unis, positionnement premium
  • Revêtement uniquement en cuir synthétique (pas d'option tissu)
Notes détaillées et conclusion

Produit prêté par Razer pour ce test. La marque n'a aucun droit de regard sur l'article ni sur la note. Notre méthode de test

test razer iksur v2 newgen

Avec l'Iskur V2 NewGen, Razer ne réinvente pas son siège phare, il le peaufine avec un similicuir plus frais et une mousse retravaillée. Le soutien lombaire HyperFlex reste ce qui se fait de mieux sur un siège gamer, mais le tarif et quelques choix d'un autre temps l'empêchent de signer un sans-faute.

Il y a les sièges gamer que l'on achète pour leur look, et ceux que l'on garde pour son dos. L'Iskur V2 avait réussi à cocher les deux cases, au point de s'installer dans les salles d'entraînement de nombreuses équipes esport. Razer ne pouvait donc pas tout casser pour sa version NewGen. Le constructeur a préféré toucher à ce qui ne se voit presque pas : le revêtement, la mousse, quelques finitions. Sur le papier, c'est maigre pour un fauteuil affiché à 699,99 euros. À l'usage, la question devient bien plus intéressante : ces retouches suffisent-elles à justifier l'investissement, et surtout, à qui s'adresse vraiment ce siège qui n'hésite pas à vous dire comment vous tenir ?

Design du Razer Iskur V2 NewGen

Au premier coup d'œil, difficile de distinguer la NewGen de la V2. La silhouette reste identique, avec ce profil resserré à la jonction entre l'assise et le dossier, qui s'évase ensuite vers le haut et vers l'avant : 541 mm de large au niveau des épaules, 530 mm pour l'assise en comptant les bords. Le motif façon carbone qui ornait les flancs disparaît au profit d'un similicuir uni, et l'ensemble y gagne en sobriété. L'assise et le dossier conservent en revanche un gaufrage en écailles, discret mais travaillé, qui change des éternels losanges matelassés.

test razer iksur v2 newgen

Mon exemplaire, en noir et vert, reste un siège de joueur assumé : surpiqûres vertes, logo sur la têtière, un second sur l'épaule, le nom de la marque au dos. Tout est brodé et non imprimé, c'est soigné, mais cela fait beaucoup pour une visioconférence professionnelle. Razer propose heureusement trois autres coloris : un noir intégral bien plus discret, un rose baptisé Quartz et un gris clair, tous au même tarif.

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Côté structure, rien à redire. Le châssis en acier repose sur un piétement en aluminium à cinq branches de 690 mm de diamètre, parfaitement stable, même lorsqu'on se laisse tomber dans le siège. Les finitions sont propres, sans couture approximative ni grincement, et les accoudoirs, souvent le maillon faible des sièges gamer, ne présentent aucun jeu.

Un montage super rapide

Le carton, qui frôle les 30 kg, est la seule vraie difficulté de l'opération : prévoyez de l'aide s'il faut monter un étage. Une fois ouvert, tout est rangé avec méthode. Razer fournit les outils, des vis de rechange et même une paire de gants pour ne pas se tacher les mains avec la graisse du mécanisme. La notice papier, en grand format, met chaque étape en évidence avec des repères verts, et les accoudoirs arrivent préinstallés, ce qui épargne l'une des étapes les plus fastidieuses.

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La fixation du dossier, généralement le moment où l'on regrette d'être seul, est facilitée par un support qui maintient la pièce en place pendant le vissage. Seule la pose de l'assise sur le vérin demande un peu d'équilibre, et une seconde paire de bras n'est alors pas superflue. Comptez une trentaine de minutes sans vous presser.

Réglages : complet, à une exception près

L'Iskur V2 NewGen se règle entièrement sans quitter l'assise, et c'est un vrai plus au quotidien. La hauteur varie de 435 à 535 mm, ce qui couvre sans peine la plage de 160 à 200 cm annoncée par Razer, pour un poids maximal de 136 kg. Le dossier s'incline jusqu'à environ 152 degrés grâce à un large levier placé à droite, façon frein à main : on le tient, on bascule, on relâche. La bascule de l'assise, verrouillable, ajuste d'elle-même sa résistance au poids de l'utilisateur.

Les accoudoirs 4D montent de 200 à 326 mm au-dessus de l'assise, avancent ou reculent sur 40 mm, se décalent latéralement sur 24 mm et pivotent sur 50 degrés. Leurs boutons sont fermes, presque durs, mais une fois positionnés, ils ne bougent plus d'un millimètre, même en s'appuyant franchement dessus. Seul regret, des manchettes un peu étroites pour poser l'avant-bras bien à plat.

L'absence de réglage de la profondeur d'assise est plus gênante à ce prix. Avec ses 450 mm, le coussin convient bien aux gabarits moyens, mais les plus grands sentiront leurs cuisses moins soutenues en bout d'assise. À titre de comparaison, l'Enki, l'autre siège confort de Razer, offre une assise nettement plus large et plus profonde.

Soutien lombaire HyperFlex : la vraie raison d'acheter ce siège

C'est ici que l'Iskur fait la différence, et la NewGen conserve tout ce qui faisait la force de la V2. Le soutien lombaire n'est pas un coussin posé contre le dossier, mais un module intégré, monté sur un pivot à 360 degrés. Deux molettes suffisent à le régler : celle de gauche le déplace en hauteur sur 60 mm pour le placer au creux des reins, celle de droite le fait avancer jusqu'à 40 mm pour remplir plus ou moins la cambrure.

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Toute la subtilité tient au fait que ce module suit le dos lorsqu'on pivote pour attraper un objet, qu'on se penche sur le côté ou qu'on se décale en pleine partie. Le mouvement est fluide et totalement silencieux, sans claquement ni frottement. Dans un FPS où l'on se crispe vers l'écran comme lors d'une longue journée de rédaction, le bas du dos reste soutenu en permanence, quelle que soit la position. Là où la plaque lombaire intégrée du Maxnomic Dominator Executive se contente d'ajuster le galbe du dossier de manière statique, le système de Razer accompagne réellement le corps.

Ce soutien a toutefois un caractère bien trempé. Même réglé au minimum, le module ne s'efface jamais complètement dans le dossier. Si vous aimez vous avachir, dos arrondi et bassin glissé vers l'avant, l'Iskur vous le fera sentir et vous ramènera, presque de force, vers une posture droite. D'un point de vue ergonomique, c'est une excellente chose. Pour une soirée film à moitié allongé, c'est plus discutable.

Autre effet de bord, la partie mobile du dossier bouge à chaque changement de position, ce qui peut déstabiliser ceux qui préfèrent un appui parfaitement fixe. Il m'a fallu quelques jours pour ne plus y prêter attention, mais certains ne s'y feront jamais.

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Razer annonce une nouvelle mousse moulée à froid en double densité, avec une couche supérieure plus souple posée sur une base plus ferme, le tout perforé pour évacuer la chaleur. Ces perforations ne se voient pas à travers le revêtement, et sur le ressenti, la différence avec la V2 reste mince. Ce n'est pas un reproche : l'assise trouve un équilibre que beaucoup de concurrents ratent. Plus moelleuse qu'un Secretlab Titan Evo, moins ferme qu'un Razer Enki, elle ne s'affaisse pas et ne crée pas de point de pression, même après plusieurs heures.

Appui-tête et roulettes : les fausses notes

Le coussin de tête en mousse à mémoire de forme est agréable au toucher, mais sa forme très creusée, censée épouser la nuque, ne conviendra pas à tout le monde. Je l'ai trouvé trop enveloppant en position assise droite, et bien plus pertinent une fois le dossier incliné. Surtout, il se fixe toujours avec une sangle élastique passée autour du dossier. Peu pratique à repositionner, elle risque de se détendre avec le temps et masque au passage la broderie de la têtière. À près de 700 euros, l'absence de fixation magnétique passe mal, d'autant que le Hator Darkside 3 Fabric et ses coussins magnétiques, vendu presque deux fois moins cher, a déjà franchi le pas.

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Les roulettes en polyuréthane de 60 mm sont silencieuses et ne marquent pas le parquet, mais elles manquent un peu de fluidité au démarrage. Rien de grave pour qui reste installé à son bureau, mais un jeu de roulettes plus souples ne serait pas un luxe sur un siège de ce prix.

Test Razer Iskur V2 NewGen : mon avis

Razer Iskur V2 NewGen
Razer
Razer Iskur V2 NewGen
9,5/10
Excellent
Note rédaction
Confort d'assise9,0/10
Réglages et fonctionnalités10,0/10
Options9,0/10
L'Iskur V2 NewGen s'adresse à ceux qui passent de longues heures assis et veulent un siège gamer pensé pour le dos, pas seulement pour le look. Son soutien lombaire HyperFlex, qui suit les mouvements du buste, reste le meilleur du genre, et l'assise, plus moelleuse qu'un Secretlab Titan Evo sans s'affaisser, ne crée aucun point de pression. Il rate sur des détails qui comptent à près de 700 euros : pas de réglage de profondeur d'assise, un appui-tête fixé par une simple sangle élastique, des roulettes un peu lentes au démarrage, et un soutien lombaire qui ne s'efface jamais, au grand dam de ceux qui aiment s'avachir. Les retouches par rapport à la V2 étant discrètes, les notes de 9, 10 et 9 se justifient surtout par la qualité des réglages et de l'ergonomie, moins par la nouveauté.
Points forts
  • Support lombaire HyperFlex intégré, réglable en hauteur et en profondeur
  • Accoudoirs 4D
  • Revêtement Gen-2 EPU CoolTouch perforé
Points faibles
  • Prix public de 649,99 $ aux États-Unis, positionnement premium
  • Revêtement uniquement en cuir synthétique (pas d'option tissu)
  • Pas de réglage de profondeur d'assise

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L'auteur

Charles Gouin-Peyrot

Journaliste tech et testeur indépendant, je décrypte la tech grand public. Spécialisé dans le hardware, l'audio et la maison connectée, je mets ma rigueur technique et mon expérience de formateur au service de mes tests. Mon objectif est simple : dépasser les fiches techniques pour vous livrer des analyses transparentes, impartiales et ancrées dans un usage 100 % réel.

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