L'iPhone bientôt ouvert à d'autres Stores d'applications ?
Charles Gouin-Peyrot
Publié le 16 juin 2020 · 3 min de lecture
Spotify contre Apple, maintenant à la Commission
Après avoir monté la campagne TimeToPlayFair.com, Spotify vient de gagner une première manche. En mars 2019, l’entreprise a déposé un dossier d’investigation à la commission après avoir fait du lobbying en faveur d’une ouverture des plateformes de téléchargement d’application pour ne plus avoir à redevoir 30 % de ses abonnements à Apple. C’est d’ailleurs le même problème auquel Fortnite a fait face au moment de poster son application sur le Play Store de Google : pendant plus d’un an et demi, Fortnite n’a pas été publié sur le Play Store face à l’échec un d’un accord entre Google et Epic Games — l’éditeur du jeu. Avec Spotify, c’est une longue histoire qui fait que la marque à la pomme croquée a mis en avant sa plateforme de streaming musical, Apple Music, aux dépens de Spotify. Avec des bridages sur certains appareils comme l’Apple Watch (la montre connectée d’Apple), le géant de la musique n’a donc pas pu être au même niveau qu’Apple. Le problème vient s’accentuer quand l’entreprise se rend compte qu’Uber et Deliveroo ne sont eux pas soumis à ces 30 % de marge supplémentaire.Spotify has filed a complaint against Apple with the European Commission (EC) […] in Apple’s case, they continue to give themselves an unfair advantage at every turn.Apple se donne alors un propre avantage pour lancer sa plateforme Apple Music en bridant les possibilités à Spotify, ce qui va à l’encontre des lois de la concurrence dans l’Union européenne.
Que pourrait-il se passer ?
Si l’investigation va plus loin, Apple pourrait se voir demander d’ouvrir ses iPhone à des applications qui ne viennent pas de l’App Store. Les éditeurs, comme Epic Games, pourraient proposer d’installer leurs applications sans passer par l’App Store, sur leurs sites par exemple. Une autre probabilité reste la floraison de stores alternatifs pour iOS. La procédure va investiguer sur deux choses ; la Apple Tax, c’est-à-dire la marge de 30 % qu’Apple se réserve sur son App Store et la possibilité d’ouvrir les achats dans les applications sans passer par le système de la marque. Dans un second temps, ce sera une éventuelle ouverture d’iOS vers des applications ne venant pas de l’App Store. Malgré toutes ces belles paroles, une ouverture trop large et un non-contrôle d’Apple pourraient poser des problèmes de sécurité sur les iPhone, alors qu’ils ne sont déjà pas très sécurisés. Le passage à travers l’App Store permet une certaine garantie de la qualité des applications.L'auteur
Charles Gouin-Peyrot
Journaliste tech et testeur indépendant, je décrypte la tech grand public. Spécialisé dans le hardware, l'audio et la maison connectée, je mets ma rigueur technique et mon expérience de formateur au service de mes tests. Mon objectif est simple : dépasser les fiches techniques pour vous livrer des analyses transparentes, impartiales et ancrées dans un usage 100 % réel.