Test Xiaomi Pad 8 : une tablette performante et agréable à utiliser
8,5/10
Très bonVerdict en bref
La Xiaomi Pad 8 en version 8 Go / 128 Go confirme que la marque sait toujours proposer l'une des meilleures tablettes Android de sa catégorie, portée par un processeur qui joue clairement au-dessus de sa classe de prix, un écran…
- Écran LCD 3,2K de 11,2 pouces en 3:2, jusqu'à 144 Hz
- Puce Snapdragon 8s Gen 4 gravée en 4 nm
- Chargeur 45 W non fourni
- Pas de version 4G/5G
Produit prêté par Xiaomi pour ce test. La marque n'a aucun droit de regard sur l'article ni sur la note. Notre méthode de test
Avec la Pad 8, Xiaomi remet en jeu sa réputation de meilleur rapport qualité prix chez les tablettes Android : nouveau Snapdragon 8s Gen 4, écran 3.2K à 144 Hz et batterie de 9200 mAh. J'ai passé plusieurs semaines avec la version 8 Go de RAM et 128 Go de stockage, celle que la plupart des acheteurs choisiront, pour voir si la promesse tient vraiment sur la durée.
Il y a des tablettes qui changent radicalement de trajectoire d'une génération à l'autre, et d'autres qui préfèrent consolider ce qui fonctionne déjà. La Xiaomi Pad 8 appartient clairement à la seconde catégorie. Sur le papier, elle ne bouleverse rien : même diagonale, même définition, même format 3:2 que sa devancière. Et pourtant, en la prenant en main, on sent immédiatement que quelque chose a changé sous le capot.
Design de la Xiaomi Pad 8
La Pad 8 reprend le langage visuel de ses prédécesseurs, avec ce châssis en métal qui donne immédiatement une impression de qualité au toucher. Xiaomi a toutefois grignoté quelques dixièmes de millimètre et quelques grammes : la tablette passe à 5,75 mm d'épaisseur pour 485 grammes, soit un poids très raisonnable pour une diagonale de 11,2 pouces. En usage prolongé, allongé dans un canapé ou calé contre un plateau de train, cette légèreté se sent vraiment.

Le revers de la médaille, c'est ce bloc caméra qui dépasse assez nettement du dos de la tablette. Posée à plat sans coque, la Pad 8 bascule légèrement à chaque frappe un peu appuyée, ce qui devient vite agaçant si vous tapez beaucoup sans clavier dédié. Le châssis métallique, très soigné visuellement dans mon coloris Gris testé, a aussi tendance à marquer les traces de doigts plus qu'un dos en verre.

Autre choix qui m'a surpris en 2026 : l'absence totale de capteur d'empreintes digitales. Il faut se contenter de la reconnaissance faciale via la caméra frontale, fonctionnelle mais nettement moins pratique quand on utilise la tablette posée sur un support ou avec un clavier. Xiaomi réserve ce confort à la Pad 8 Pro, ce qui se comprend d'un point de vue commercial, mais qui reste frustrant sur un modèle qui n'est pas donné non plus.
Écran
Le Xiaomi Pad 8 embarque, selon Xiaomi, une dalle LCD IPS de 11,2 pouces au format 3:2, définie en 3200 x 2136 pixels (345 ppp) et capable d'un rafraîchissement adaptatif jusqu'à 144 Hz. Le constructeur annonce une luminosité de 800 nits en pic, ainsi que la prise en charge du Dolby Vision et du HDR adaptatif.
Sur notre banc, la luminosité maximale atteint 649 nits en réglage manuel et 651 nits en pic avec la luminosité automatique. Nous sommes donc à environ 19 % sous la valeur annoncée de 800 nits (651 contre 800), ce qui reste un niveau correct pour une utilisation en intérieur, mais qui laisse moins de marge en pleine lumière.

La fidélité des couleurs est le point fort de cette dalle : en mode fidèle, le Delta E moyen est de 1,09. Sous 2, l'écart est difficilement perceptible à l'œil, on est ici nettement en dessous de ce seuil. La température du blanc, mesurée à 6 279 K, est un peu plus chaude que la référence de 6 500 K, sans que cela pose problème.
Côté gamut, la couverture atteint 96,8 % de l'espace sRGB, mais seulement 72 % du DCI-P3. L'écran est donc très bien calibré pour les contenus courants, moins adapté aux contenus à gamut étendu.
Performances
Le Xiaomi Pad 8 repose sur un Qualcomm Snapdragon 8s Gen 4 gravé en 4 nm, cadencé jusqu'à 3,21 GHz et associé à un GPU Adreno 825. Il est proposé avec 8 Go de LPDDR5X ou 12 Go de LPDDR5T, et 128 Go (UFS 3.1) ou 256 Go (UFS 4.1) de stockage, sans extension possible.
En puissance brute, Geekbench 7 relève 1 479 points en monocœur et 5 313 en multicœur. AnTuTu 12 affiche un score total de 2 121 959 points, réparti entre 718 561 pour le CPU, 553 857 pour le GPU, 351 081 pour la mémoire et 498 460 pour l'interface. Le score global dépasse les 2 millions de points, ce qui place la tablette dans le haut du segment, avec un GPU qui reste le plus modeste des quatre sous-scores après la mémoire.
En 3D, 3DMark Wild Life Extreme donne 4 221 points. Le test de stress montre une bonne régularité : la meilleure boucle atteint 4 128 points et la plus basse 3 859, soit un écart de 6,5 %. La puce maintient donc l'essentiel de ses performances sous charge prolongée.
Après le stress test, la température relevée au dos de l'appareil est de 52 °C, pour une température ambiante de 22 °C. C'est une chauffe sensible, à prendre en compte si la tablette est sollicitée longtemps.
Photo, audio et connectivité
Xiaomi joue la carte de la continuité côté photo, avec un capteur principal de 13 mégapixels à l'arrière et un capteur frontal de 8 mégapixels. Rien d'extraordinaire, mais largement suffisant pour scanner un document ou tenir une visioconférence, avec un champ de vision assez large côté caméra frontale, pratique en réunion à plusieurs. Une petite LED s'allume sur la tranche dès que la caméra est active, un détail de confidentialité que j'aimerais voir généralisé.

Le système audio, avec ses quatre haut-parleurs et la certification Dolby Atmos, délivre un son clair et bien équilibré, sans basses profondes évidemment, mais suffisant pour regarder une série sans sortir le casque. Xiaomi a construit toute une gamme autour de ce type d'équilibre entre prix et prestations, de la Redmi Pad SE 8.7, taillée pour un usage basique et un budget serré, jusqu'à cette Pad 8 qui vise un public plus exigeant. Côté connectivité, le Bluetooth 6.0 remplace la précédente puce 5.2, un gain surtout perceptible sur la stabilité avec plusieurs périphériques simultanés, comme le stylet et le clavier utilisés ensemble.
Autonomie et recharge
Xiaomi annonce pour le Pad 8 une batterie de 9200 mAh en capacité typique (9000 mAh nominale) et une recharge filaire de 45 W, le chargeur n'étant pas fourni dans la boîte.

Lors de notre test de lecture vidéo avec un écran réglé à 200 nits, la tablette a tenu 14 h 01. C'est une endurance solide, qui permet d'envisager une journée complète de visionnage sans passer par la prise.
La recharge de 1 à 100 % a pris 239 min, soit près de 4 heures, avec un chargeur EcoFlow Rapid Pro. Cette durée est longue pour une charge annoncée à 45 W : il faudra prévoir une recharge nocturne plutôt qu'un appoint rapide.
Interface et mises à jour
Sous Android 16, Xiaomi superpose sa surcouche HyperOS 3, qui reste l'une des interfaces les plus complètes du marché sur le papier : multifenêtrage rapide, personnalisation poussée des thèmes, et une suite d'outils HyperAI qui couvre la reconnaissance vocale, la traduction en direct ou encore la retouche photo générative. Ces fonctions fonctionnent globalement bien pour un usage personnel, sans toutefois rivaliser avec des outils professionnels dédiés.



Le vrai point noir reste la présence de publicités dans certaines applications système, notamment le gestionnaire de fichiers et le navigateur Mi Browser, qui m'ont plusieurs fois affiché des notifications promotionnelles déguisées en alertes. C'est le genre d'expérience qui casse un peu l'impression de premium renvoyée par le reste de la fiche technique, et qui contraste avec des interfaces concurrentes plus épurées sur ce point précis. Xiaomi promet quatre ans de mises à jour, ce qui reste correct sans être exceptionnel face à certains acteurs qui poussent désormais au-delà.
Test Xiaomi Pad 8 : mon avis

- Écran LCD 3,2K de 11,2 pouces en 3:2, jusqu'à 144 Hz
- Puce Snapdragon 8s Gen 4 gravée en 4 nm
- Batterie de 9200 mAh avec charge rapide 45 W
- Chargeur 45 W non fourni
- Pas de version 4G/5G
- Pas de lecteur microSD
Nos mesures
Relevés réalisés par la rédaction selon notre protocole, à 22 °C ambiants.
| Mesure | Résultat |
|---|---|
| Autonomie vidéo (200 nits) | 14 h 01 |
| Recharge 1 à 100 % | 239 min |
| Luminosité max (manuelle) | 649 nits |
| Pic de luminosité (auto) | 651 nits |
| Delta E moyen | 1,09 |
| Température du blanc | 6 279 K |
| Couverture sRGB | 96,8 % |
| Couverture DCI-P3 | 72 % |
| Température du dos sous charge | 52 °C |
| Geekbench 7 monocœur | 1 479 |
| Geekbench 7 multicœur | 5 313 |
| 3DMark Wild Life Extreme | 4 221 |
| Stress Test : meilleure boucle | 4 128 |
| Stress Test : boucle la plus basse | 3 859 |
| AnTuTu v12 | 2 121 959 |
L'auteur
Charles Gouin-Peyrot
Journaliste tech et testeur indépendant, je décrypte la tech grand public. Spécialisé dans le hardware, l'audio et la maison connectée, je mets ma rigueur technique et mon expérience de formateur au service de mes tests. Mon objectif est simple : dépasser les fiches techniques pour vous livrer des analyses transparentes, impartiales et ancrées dans un usage 100 % réel.
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