Test Turtle Beach Rematch Wireless Controller : Super Mario Star
7,5/10
BonVerdict en bref
Cette Rematch Super Mario vise les familles et les fans de Mario qui veulent une manette Switch 2 à 59,99 €, soit trente euros de moins que la Pro officielle.
- Autonomie annoncée jusqu'à 40 h
- 2 boutons arrière programmables
- Pas de bouton C (GameChat) sur Switch 2
- Pas de capteurs TMR annoncés sur cette version
Produit prêté par Turtle Beach pour ce test. La marque n'a aucun droit de regard sur l'article ni sur la note. Notre méthode de test
Avec sa coque translucide frappée d'un Mario en plein saut, la Turtle Beach Rematch Super Mario a tout de l'objet de collection. Sous le costume, j'ai surtout trouvé une manette Switch 2 sérieuse, armée de sticks TMR, mais qui laisse en route plusieurs fonctions que Nintendo garde jalousement pour lui.
Trente euros. C'est l'écart qui sépare la Rematch Super Mario, affichée à 59,99 €, de la manette Pro officielle de la Switch 2, vendue 89,99 €. Et sur le papier, Turtle Beach a de quoi faire douter : licence officielle Nintendo, sticks magnétiques censés ne jamais dériver, bouton C pour GameChat et jusqu'à 40 heures d'autonomie. Le tout habillé d'un design qui fera fondre n'importe quel fan du plombier moustachu.
Design de la Turtle Beach Rematch Wireless Controller : Super Mario Star
Turtle Beach décline sa Rematch Switch 2 en une poignée de versions sous licence, et celle-ci est sans doute la plus directe. La coque semi-translucide, d'un noir fumé, laisse surgir un Mario en pleine détente, poing levé, accompagné du logo Super Mario. Quelques touches de rouge viennent rappeler la couleur fétiche du héros. C'est réussi, sans tomber dans le jouet criard : la manette reste suffisamment sobre pour ne pas jurer au pied d'une télévision de salon.

Contrairement à ses cousines Mario & Luigi, Rosalina ou Mario Kart World, cette édition fait l'impasse sur l'éclairage RGB. Je n'y vois pas un manque, bien au contraire. Les versions lumineuses voient leur autonomie fondre à une douzaine d'heures dès que les effets sont actifs, alors que celle-ci profite en permanence de sa pleine endurance. Pour une manette destinée à passer de main en main en famille, c'est un argument très concret.

La façade est parfaitement lisse, tandis que les poignées adoptent un grainage plastique qui assure une bonne accroche, même après une longue session. En revanche, la finition trahit son positionnement. Le plastique sonne un peu creux sous les doigts et la manette n'a pas ce toucher dense et soigné de la Pro officielle. Rien d'alarmant, mais l'impression de produit premium s'arrête au design.
Prise en main et ergonomie
La Rematch reprend fidèlement le gabarit de la manette Pro de Nintendo, avec ses sticks décalés à la manière d'une manette Xbox. Les mains moyennes y trouveront immédiatement leurs repères, et les plus petites mains, celles des enfants notamment, s'y sentent particulièrement à l'aise. Avec environ 360 g annoncés, elle se montre plus lourde que la manette officielle, mais le poids est bien réparti et je n'ai ressenti aucune fatigue, même lors de longues soirées sur Mario Kart World.

C'est le reproche qui m'a le plus agacé au quotidien. Turtle Beach a inversé la position des boutons Home et +, ainsi que celle des boutons Capture et -, par rapport aux manettes Nintendo. Résultat : en voulant mettre le jeu en pause, on se retrouve régulièrement sur le menu d'accueil de la console. Le problème est encore plus flagrant en multijoueur, quand la Rematch circule entre des joueurs habitués aux Joy-Con 2. On finit par s'adapter, mais ce choix reste difficile à justifier.
Sticks TMR, boutons et gâchettes
C'est le véritable atout technique de la Rematch Super Mario. Ses sticks reposent sur des capteurs TMR, une technologie magnétique qui se passe du contact physique des potentiomètres classiques. Concrètement, l'usure mécanique, principale responsable du fameux drift qui a empoisonné la vie de tant de propriétaires de Joy-Con, n'a quasiment plus de prise. Ironie de l'histoire : la manette Pro officielle de la Switch 2, pourtant bien plus chère, n'en bénéficie pas.

À l'usage, les sticks se montrent souples, précis et reviennent proprement au centre. Leurs embouts texturés offrent une bonne adhérence, et je n'ai noté aucune zone morte gênante, que ce soit pour négocier les virages serrés de Mario Kart World ou pour ajuster la caméra dans Donkey Kong Bananza.
Les boutons A, B, X et Y sont fermes et offrent un clic franc. Leurs lettres sont gravées en creux, ce qui finit par laisser une petite marque sur le pouce lors des appuis prolongés, comme l'accélération maintenue dans Mario Kart. La croix directionnelle est le maillon faible de l'ensemble : correcte pour naviguer dans les menus, elle manque un peu de netteté sur les jeux 2D du catalogue Nintendo Switch Online. Pas rédhibitoire, mais les puristes du rétro le remarqueront.
Les gâchettes ZL et ZR adoptent une forme légèrement relevée qui tombe bien sous l'index, avec une course courte et un clic satisfaisant. Comme sur toutes les manettes Switch, elles restent numériques, ce qui ne pose aucun problème dans l'écosystème Nintendo.

Au dos, deux boutons supplémentaires se programment directement depuis la manette, sans application. Il suffit de maintenir le petit bouton de fonction situé en façade, de presser le bouton arrière visé, puis la touche à copier : un voyant confirme l'opération. C'est une logique simple et efficace que Turtle Beach maîtrise depuis longtemps, puisque je l'avais déjà appréciée sur la manette filaire Turtle Beach React-R. Placer le saut sur une palette dans Smash Bros. ou le dérapage dans Mario Kart change vraiment le confort de jeu. Dommage, en revanche, qu'aucun profil par jeu ne puisse être mémorisé.
Autonomie et recharge
Turtle Beach annonce jusqu'à 40 heures d'autonomie, soit autant que la manette Pro de Nintendo. Privée d'éclairage RGB, cette version Super Mario exploite pleinement ce potentiel et la promesse m'a paru crédible : au fil de mes semaines de test, la batterie n'a jamais été un sujet de préoccupation. Un voyant prévient lorsque la charge faiblit, et la recharge s'effectue en USB-C, en continuant de jouer si besoin, branchée sur le dock de la console.
Test Turtle Beach Rematch Wireless Controller : Super Mario Star : mon avis

- Autonomie annoncée jusqu'à 40 h
- 2 boutons arrière programmables
- Commandes de mouvement intégrées
- Pas de bouton C (GameChat) sur Switch 2
- Pas de capteurs TMR annoncés sur cette version
- Prix de lancement de 59,99 €
L'auteur
Charles Gouin-Peyrot
Journaliste tech et testeur indépendant, je décrypte la tech grand public. Spécialisé dans le hardware, l'audio et la maison connectée, je mets ma rigueur technique et mon expérience de formateur au service de mes tests. Mon objectif est simple : dépasser les fiches techniques pour vous livrer des analyses transparentes, impartiales et ancrées dans un usage 100 % réel.
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