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Test Roborock Saros 20 : l'aspirateur robot qui mèle finesse et performances

Charles Gouin-Peyrot

· · 7 min de lecture

test du roborock saros 20
© Charles Gouin-Peyrot / Charles Tech
Roborock ne ralentit pas. Après deux modèles haut de gamme très proches l'an dernier, la marque revient en 2026 avec un unique fer de lance : le Saros 20. L'objectif est clair — capitaliser sur les acquis du Saros 10R et pousser chaque curseur un cran plus loin. Puissance d'aspiration en hausse, châssis plus franchissant, station encore plus autonome. Sur le papier, le sans-faute semble à portée. Mais qu'en est-il au quotidien, sur de vrais sols, face à de vraies miettes et de vrais poils d'animaux ? Nous avons soumis ce robot aspirateur laveur à un test approfondi pour distinguer les véritables avancées du simple argumentaire marketing.
Roborock Roborock Saros 20
8,5/10
Très bon
Points forts
  • Aspiration HyperForce 36 000 Pa
  • Franchissement de double-seuils jusqu'à 8,8 cm (AdaptiLift 3.0)
  • Hauteur compacte de 7,98 cm grâce au LiDAR encastré
Points faibles
  • Prix très élevé
  • Bac à poussière embarqué de 256 ml seulement

Design et conception : un profil ultra-plat entièrement repensé

Premier constat frappant : le Saros 20 est remarquablement mince. Avec seulement 79,5 mm de hauteur, il se glisse sans difficulté sous la plupart des canapés, des lits et des meubles bas. Ce gabarit compact, il le doit à l'absence de tourelle LiDAR traditionnelle : la navigation repose désormais sur le système StarSight 2.0, qui combine des capteurs 3D Time-of-Flight et une caméra RGB logés à l'avant de l'appareil. Résultat : aucun dôme saillant, et un robot aspirateur capable de s'infiltrer là où ses concurrents restent bloqués. Le grand-frère du Roborock Saros 10 joue dans la cour des très grands, mais pas des très hauts.
test du roborock saros 20
© Charles Gouin-Peyrot / Charles Tech
Côté finition, Roborock abandonne la surface miroir brillante du Saros 10R au profit d'un revêtement mat à l'aspect métal brossé. C'est moins flamboyant, peut-être légèrement moins premium au premier coup d'œil, mais nettement plus résistant aux traces de doigts et aux marques d'usure quotidienne. Les réservoirs d'eau propre et sale sont accessibles directement sur le dessus de l'appareil, sans cache à soulever — une solution intelligente pour simplifier la maintenance au quotidien.
test du roborock saros 20
© Charles Gouin-Peyrot / Charles Tech
La vraie nouveauté structurelle du Saros 20 est son châssis AdaptiLift 3.0. Le robot ajuste dynamiquement sa garde au sol et la position de ses roues en fonction des obstacles rencontrés. Face à un seuil de porte, une barre de transition ou le rebord d'un tapis épais, il se soulève pour franchir l'obstacle plutôt que de patiner ou de buter dessus. En conditions réelles, il avale sans broncher des seuils allant jusqu'à 20 mm. Roborock annonce une capacité de franchissement pouvant atteindre 8,8 cm en configuration double seuil — un atout considérable pour les intérieurs aux sols hétérogènes et aux aménagements variés.

Performances d'aspiration : 36 000 Pa pour un résultat impressionnant

C'est sans doute le point le plus marquant du Saros 20. Sa puissance d'aspiration atteint 36 000 Pa, contre 22 000 Pa sur la génération précédente, soit un bond de plus de 60 %. La différence se ressent dès les premiers passages. Sur sol dur, poussière fine et débris disparaissent en une seule traite. Sur tapis et moquette, après deux passages en mode maximal avec la fonction Carpet Boost activée, les fibres ressortent aussi propres qu'après le passage d'un aspirateur traîneau classique : même la saleté incrustée en profondeur est éliminée efficacement.

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© Charles Gouin-Peyrot / Charles Tech

La brosse principale DuoDivide est fendue en son centre pour réduire significativement l'enroulement des cheveux et des poils d'animaux — un critère décisif dans les foyers avec des animaux domestiques. Elle associe des lamelles en caoutchouc et des picots pour agiter en profondeur les fibres des tapis et déloger les particules incrustées. La brosse latérale FlexiArm, de forme arquée, s'étend vers l'extérieur pour longer les plinthes et atteindre les angles les plus difficiles d'accès. Cette technologie, déjà éprouvée sur des modèles comme le Roborock S8 Pro Ultra, fait toujours ses preuves. Lors de nos tests de nettoyage des bords, le robot récupère l'essentiel de la poussière le long des murs, même s'il lui arrive de laisser échapper quelques rares résidus dans les coins les plus étroits.

Performances de lavage : efficace sur les taches du quotidien

Le lavage est convaincant, sans être pour autant le point fort absolu de l'appareil. Le Saros 20 s'appuie sur deux serpillières rotatives capables d'exercer jusqu'à 13 N de pression sur le sol. Lorsque le robot détecte une tache tenace, il soulève légèrement ses roues pour accroître l'appui des pads sur le revêtement. En pratique, une tache de café disparaît en un seul passage, et une tache de vin rouge s'efface totalement. Le ketchup séché, en revanche, nécessite jusqu'à trois passages avant de partir complètement.

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© Charles Gouin-Peyrot / Charles Tech

Le véritable atout du système réside dans sa gestion intelligente des sols mixtes. En mode lavage seul, le robot relève sa brosse principale pour éviter d'étaler la poussière sur le sol humide. En mode aspiration seule, il dépose ses patins directement à la station avant de démarrer. Sur un parcours combinant plusieurs types de revêtements, il ajuste en temps réel la position de la brosse et des serpillières selon le sol détecté. Mieux encore : au passage sur un tapis, les patins sont relevés et le châssis se soulève si nécessaire pour traverser la surface à sec. Dans un test enchaînant parquet, tapis épais puis retour au parquet, le tapis est resté parfaitement sec tout au long du cycle.

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© Charles Gouin-Peyrot / Charles Tech

Le seul bémol porte sur la fréquence de rinçage des serpillières. Les patins ne sont nettoyés à la station que toutes les 20 à 30 minutes, et non en continu pendant le cycle de ménage. Sur de grandes surfaces très encrassées, cela peut limiter l'efficacité du lavage en fin de parcours.

Application et pilotage : une des interfaces les plus complètes du marché

L'application Roborock demeure l'une des plus abouties du secteur des robots aspirateurs laveurs. Dès le premier passage, la cartographie est rapide et précise : le robot identifie correctement chaque pièce et retrace fidèlement les contours des meubles. Il est ensuite possible de nommer les espaces, de définir des zones interdites, de placer des murs virtuels et d'attribuer à chaque pièce ses propres paramètres : puissance d'aspiration, débit d'eau, fréquence de passage.

Les fonctions de nettoyage avancées méritent l'attention. On peut étendre la portée de la brosse FlexiArm pour atteindre les recoins sous les meubles, activer un re-lavage automatique des taches identifiées par la caméra embarquée, ou encore demander au robot de repasser sur les zones momentanément bloquées par une personne ou un animal lors du premier cycle. Le mode SmartPlan 3.0 laisse l'appareil définir lui-même l'intensité de nettoyage selon l'état de chaque pièce — et il s'en tire remarquablement bien : aspiration renforcée dans les chambres moquettées, lavage plus doux dans la cuisine, sans aucune intervention manuelle.

Pour ceux qui préfèrent se passer de l'application, des boutons physiques permettent de lancer un cycle ou de renvoyer le robot à sa base. La commande vocale est également disponible, via l'assistant intégré « Hello Rocky » ou par Alexa et Google Home. Le Saros 20 prend aussi en charge le protocole Matter, ce qui lui permet de fonctionner nativement avec Apple Home, Google Home et Amazon Alexa sans passerelle intermédiaire — un avantage appréciable pour les foyers déjà équipés en objets connectés et domotique.

Une autonomie solide pour couvrir les grands espaces

Le Saros 20 embarque une batterie de 6 400 mAh. Selon le mode utilisé et le type de revêtement, Roborock annonce jusqu'à 180 minutes d'autonomie en mode aspiration et lavage combinés à puissance équilibrée, et jusqu'à 200 minutes dans les conditions les plus favorables. La marque évoque une couverture allant jusqu'à 340 m² en aspiration seule, ce qui correspond aux grandes maisons ou aux appartements spacieux.

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© Charles Gouin-Peyrot / Charles Tech

Ces chiffres couvrent amplement les besoins de la grande majorité des foyers. Le robot retourne automatiquement se recharger dès que le niveau de batterie devient critique, puis reprend son nettoyage exactement là où il s'était interrompu, sans perdre le fil de sa cartographie. La recharge complète prend environ 2 h 30, ce qui reste raisonnable pour une batterie de cette capacité.

Entretien du Roborock Saros 20 : la station RockDock automatise tout

C'est sans doute l'argument de confort le plus fort du Saros 20 : sa station d'accueil, la RockDock, prend en charge l'essentiel des tâches d'entretien. Elle vide le bac à poussière du robot dans un sac collecteur, lave les patins de serpillière, les sèche, remplit le réservoir d'eau propre et distribue la solution nettoyante. Au quotidien, l'intervention de l'utilisateur se résume à changer le sac et à faire l'appoint en eau et en détergent.

Roborock a relevé les températures de traitement pour une hygiène renforcée. Le lavage des patins s'effectue à l'eau bouillante (100 °C), tandis que le séchage se fait à l'air chaud à 55 °C — une combinaison qui limite efficacement les mauvaises odeurs et le développement de moisissures sur les serpillières. La station sèche également sa propre base et le sac à poussière pour réduire les risques d'humidité résiduelle. Après deux semaines de lavage quotidien en conditions réelles, les patins ne présentaient ni décoloration ni odeur désagréable, confirmant pleinement l'efficacité du système de nettoyage automatique.

Mon avis sur le Roborock Saros 20


Roborock Saros 20
Roborock
Roborock Saros 20
8,5/10
Très bon
Note rédaction
Performances d'aspiration9,0/10
Performances de lavage9,0/10
Autonomie7,0/10
Nuisances sonores8,0/10
Le Roborock Saros 20 excelle dans le nettoyage de votre domicile. Toutefois, si ses performances sont très bonnes, il est cher, très cher. Pour le même prix, on peut trouver un aspirateur robot avec un rouleau serpillère, même si ce dernier est en effet très efficace, même avec ses pads rotatifs. Son gros avantage, il passe aisément sous pas mal de meubles.
Points forts
  • Aspiration HyperForce 36 000 Pa
  • Franchissement de double-seuils jusqu'à 8,8 cm (AdaptiLift 3.0)
  • Hauteur compacte de 7,98 cm grâce au LiDAR encastré
Points faibles
  • Prix très élevé
  • Bac à poussière embarqué de 256 ml seulement
  • Absence de mode swing pour le nettoyage sous les meubles bas

L'auteur

Charles Gouin-Peyrot

Journaliste tech et testeur indépendant, je décrypte la tech grand public. Spécialisé dans le hardware, l'audio et la maison connectée, je mets ma rigueur technique et mon expérience de formateur au service de mes tests. Mon objectif est simple : dépasser les fiches techniques pour vous livrer des analyses transparentes, impartiales et ancrées dans un usage 100 % réel.

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