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Test Roborock QRevo S Pro : l'aspirateur pas cher et performant qui nettoie correctement

Charles Gouin-Peyrot

· 8 min de lecture

7,5/10

Bon

Verdict en bref

Le Roborock Qrevo S Pro s'adresse à ceux qui veulent déléguer aspiration et lavage des sols durs sans toucher à l'appareil pendant des semaines : son aspiration ramasse flocons d'avoine, riz et grains de café en un passage, et sa…

On aime
  • Bonnes performances d'aspiration
  • Lavage des serpillières à 75 °C et séchage à l'air chaud
À surveiller
  • Station volumineuse (519 mm de haut)
  • Wi-Fi 2,4 GHz uniquement
Notes détaillées et conclusion

Produit prêté par Roborock pour ce test. La marque n'a aucun droit de regard sur l'article ni sur la note. Notre méthode de test

test du roborock qrevo s pro

Après plusieurs semaines à le laisser tourner chaque jour chez moi, le Roborock QRevo S Pro s'impose comme l'un des aspirateurs robots laveurs les plus aboutis de sa tranche de prix. Voici mon avis complet, sans filtre et sans concession.

Passer l'aspirateur puis laver les sols à la main, deux corvées que je repousse presque instinctivement chaque semaine. C'est précisément le problème que le Roborock QRevo S Pro promet de régler, en combinant forte aspiration, lavage à l'eau chaude et vidage automatique dans un seul et même appareil. Sur le papier, la promesse séduit. Restait à savoir si le quotidien confirmait ce discours.

J'ai installé le robot dans mon salon et l'ai laissé enchaîner ses cycles sur du parquet, du carrelage et un tapis à poils courts, avant de le pousser dans ses retranchements avec des miettes de céréales, des taches de café séchées et quelques jouets abandonnés au sol. Le verdict qui suit ne reflète que ce que j'ai constaté chez moi, semaine après semaine.

Design et fiche technique du Roborock QRevo S Pro

Le QRevo S Pro reprend une silhouette ronde et sobre, disponible en noir mat ou en blanc, avec un jeu de finitions mates et brillantes qui lui donne un rendu soigné sans être ostentatoire.

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Avec ses 35 cm de diamètre pour un peu moins de 9,7 cm de hauteur, il se glisse sans problème sous la plupart de mes meubles bas, y compris un fauteuil qui ne laisse qu'une dizaine de centimètres de dégagement au sol. La finition ne souffre d'aucun jeu ni craquement suspect, un point rassurant pour un appareil positionné sur le segment intermédiaire.

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La tourelle LiDAR, fixe et non rétractable, trône sur le dessus et intègre deux boutons physiques qui permettent de lancer un nettoyage ou de renvoyer le robot à sa base sans passer par le smartphone. Sous le capot, le bac à poussière reste facilement accessible pour une inspection rapide.

Installation et prise en main

La mise en route ne m'a pris qu'une dizaine de minutes montre en main. Une fois la station posée contre un mur dégagé, il suffit de brancher le cordon d'alimentation, de clipser la plaque de base, de remplir le réservoir d'eau propre et d'installer les patins de lavage, déjà pré-montés à la livraison. Un QR code discret sous le capot renvoie directement vers l'application Roborock, qui prend ensuite le relais pour finaliser la configuration Wi-Fi.

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Le premier passage sert à cartographier le logement. Chez moi, ce trajet initial s'est déroulé sans accroc, hormis une porte fermée qui a temporairement limité la couverture de la carte. Une fois cette cartographie établie, l'application permet de redécouper les pièces, de renommer chaque zone et d'associer un type de sol à chacune d'elles, une étape que je recommande de ne pas négliger tant elle conditionne la pertinence des réglages automatiques par la suite.

L'application Roborock : ergonomie et fonctionnalités

C'est sans doute l'un des points forts les plus nets du QRevo S Pro. L'application Roborock affiche d'un seul coup d'œil l'ensemble des pièces cartographiées, avec la possibilité de personnaliser le mode d'aspiration, le niveau d'eau et la fréquence de passage pour chaque zone individuellement.

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J'apprécie particulièrement le réglage du débit d'eau sur pas moins de trente paliers, qui permet un dosage vraiment fin selon qu'on nettoie une cuisine sujette aux éclaboussures ou une chambre à coucher.

La fonction SmartPlan, qui analyse mes habitudes d'usage pour ajuster automatiquement le programme de nettoyage, s'est montrée pertinente au fil des jours : le robot a fini par privilégier certaines pièces à certains horaires sans que j'aie besoin d'intervenir. Côté lavage, quatre intensités sont proposées, dont un mode approfondi qui ralentit sensiblement la cadence pour un résultat plus net sur les traces récalcitrantes.

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J'ai également pu créer des zones interdites et des murs virtuels en quelques secondes, directement sur la carte, ainsi que des routines programmées pour un nettoyage automatique pendant mon absence.

Le capteur LiDAR fait un travail sérieux : le robot s'est aventuré sans hésitation dans des couloirs à peine plus larges que son propre châssis, et a exploré méthodiquement les recoins difficiles d'accès en changeant d'angle d'approche. Il n'est resté coincé nulle part chez moi, pas même sous le canapé bas où je m'attendais à devoir intervenir.

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La détection d'obstacles repose en revanche uniquement sur de la lumière structurée, sans caméra embarquée. Résultat, les objets volumineux comme des chaussures ou des jouets sont contournés avec une marge étonnamment courte, mais les éléments fins posés au sol restent un vrai point faible : un câble de chargeur oublié a été partiellement roulé sous le châssis avant que je ne le retire à temps. Je conseille donc de dégager les câbles et petits objets avant chaque cycle, ou de les placer dans une zone interdite. Autre bon point, les seuils de porte jusqu'à 2 cm sont franchis sans la moindre hésitation.

Performances d'aspiration au quotidien

Sur sol dur, les 18 500 Pa annoncés se traduisent par des résultats vraiment convaincants. Flocons d'avoine, riz et grains de café dispersés volontairement sur le carrelage ont été ramassés en un seul passage, avec seulement quelques résidus épars sur les bords de la zone testée. C'est un niveau de performance que je n'attendais pas forcément sur un modèle positionné en milieu de gamme.

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Le tableau se nuance sur mon tapis à poils courts, où le rendu reste correct sans être exceptionnel : une partie des poussières fines s'accroche encore aux fibres après le passage du robot. Sur un tapis à poils plus longs que j'ai testé chez un proche, l'écart devient plus net, la puissance ne semblant pas se transmettre aussi efficacement à travers l'épaisseur du textile. Les propriétaires d'animaux devront également composer avec une brosse latérale unique et non extensible : elle fait bien son travail pour rabattre les débris vers la brosse principale, elle-même entièrement caoutchoutée et plutôt efficace contre l'enroulement des poils, mais elle laisse logiquement une bande non traitée le long des plinthes et dans les angles.

Performances de lavage et entretien des sols

Les deux patins rotatifs, animés à 200 tours par minute, se sont révélés efficaces sur les salissures du quotidien. Des traces de café, de jus de fruit ou de sauce renversées quelques minutes plus tôt ont disparu sans laisser de halo, et sans que j'aie besoin de repasser derrière le robot. La détection automatique de tapis fonctionne bien : les patins se relèvent de 10 mm dès qu'ils rencontrent une zone textile, évitant ainsi de la détremper pendant le passage.

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La limite apparaît sur les taches sèches ou incrustées depuis plusieurs heures, que le robot peine logiquement à décoller faute de brossage mécanique ou d'ajout de détergent. C'est un compromis assez courant à ce niveau de prix, que j'avais également observé lors de mon test du Dreame L40 Ultra, un autre modèle qui mise sur le lavage à haute température plutôt que sur la friction pour désincruster les résidus. Autre point commun avec les modèles de cette gamme, le patin ne s'étend pas non plus vers les bords, ce qui laisse une fine bande sèche le long des plinthes et des pieds de meuble.

La station : vidage, lavage et séchage automatiques

C'est clairement l'atout majeur de ce QRevo S Pro. À l'issue de chaque cycle, le robot regagne sa base où le bac à poussière est vidé par aspiration dans un sac de 2,7 litres, annoncé pour tenir environ neuf semaines sans intervention selon mon rythme d'utilisation quotidien. Après plusieurs semaines de test, je n'ai effectivement pas eu besoin d'y toucher.

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Les patins de lavage sont ensuite rincés à l'eau chaude à 75 °C directement dans la station, puis séchés à l'air chaud à 45 °C. Le résultat se sent dès l'ouverture du bac : aucune odeur de moisi, même après plusieurs jours d'utilisation intensive, contrairement à ce que j'ai pu constater sur des robots plus anciens équipés d'un simple rinçage à froid. Les réservoirs d'eau propre et d'eau sale, dotés d'une poignée pratique, se retirent et se remplissent en quelques secondes sans éclabousser le sol.

Autonomie, recharge et niveau sonore

La batterie de 5 200 mAh tient ses promesses avec une autonomie annoncée de 180 minutes, largement suffisante pour couvrir l'ensemble de mon appartement en un seul cycle sans passage par la base. La recharge complète prend environ quatre heures, un délai que je trouve raisonnable puisqu'elle s'effectue systématiquement de nuit ou pendant mes absences.

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Côté sonore, le robot reste discret en fonctionnement normal, autour de 50 à 55 décibels en aspiration et un peu moins en mode lavage seul, ce qui ne m'a jamais empêché de suivre une conversation dans la pièce voisine. Le vidage automatique du bac est en revanche nettement plus bruyant, avec un pic sonore ponctuel qui a fait sursauter mon chat à plusieurs reprises. Heureusement, l'opération ne dure que quelques secondes.

Notre avis sur le Roborock QRevo S Pro

Roborock Qrevo S Pro
Roborock
Roborock Qrevo S Pro
7,5/10
Bon
Note rédaction
Performances de lavage7,0/10
Performances d'aspiration8,0/10
Autonomie9,0/10
Fonctionnalités7,0/10
Le Roborock Qrevo S Pro s'adresse à ceux qui veulent déléguer aspiration et lavage des sols durs sans toucher à l'appareil pendant des semaines : son aspiration ramasse flocons d'avoine, riz et grains de café en un passage, et sa station vide le bac, rince les serpillières à 75 °C puis les sèche à l'air chaud, sans odeur de moisi. La navigation LiDAR est sérieuse, mais l'évitement par lumière structurée sans caméra a laissé un câble de chargeur se faire en partie rouler sous le châssis. Il reste moyen sur tapis, laisse une bande sèche le long des plinthes et peine sur les taches incrustées, tandis que la station est volumineuse (519 mm de haut) et le Wi-Fi limité au 2,4 GHz. Au prix conseillé de 589,99 €, la note ne se justifie vraiment qu'à un tarif promotionnel, nettement inférieur.
Points forts
  • Bonnes performances d'aspiration
  • Lavage des serpillières à 75 °C et séchage à l'air chaud
  • Navigation LiDAR PreciSense avec cartographie multi-étage
Points faibles
  • Station volumineuse (519 mm de haut)
  • Wi-Fi 2,4 GHz uniquement
  • Évitement d'obstacles par lumière structurée, sans caméra RGB

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L'auteur

Charles Gouin-Peyrot

Journaliste tech et testeur indépendant, je décrypte la tech grand public. Spécialisé dans le hardware, l'audio et la maison connectée, je mets ma rigueur technique et mon expérience de formateur au service de mes tests. Mon objectif est simple : dépasser les fiches techniques pour vous livrer des analyses transparentes, impartiales et ancrées dans un usage 100 % réel.

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