
Forza Horizon 6 est sorti le 19 mai 2026 sur PC et Xbox Series X|S, avec un accès anticipé dès le 15 mai pour les détenteurs de l’édition Premium. Le jeu propose un éventail de réglages graphiques particulièrement étendu, mais les configurations d’usine ne suffisent pas toujours à garantir une expérience fluide.
Playground Games a intégré la compatibilité avec DLSS, FSR et XeSS, le ray tracing pour les reflets et l’éclairage global, ainsi que le support des écrans ultralarges. Malgré ces atouts, plusieurs problèmes techniques viennent ternir le tableau sur PC.
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Des stutters en début de partie
Le premier défaut constaté concerne les saccades lors des premières trente minutes de jeu. Elles sont liées à la compilation des shaders et des Pipeline State Objects en temps réel, un mécanisme qui force le processeur à générer des ressources graphiques à la volée pendant que le jeu tourne.

Ce phénomène s’atténue une fois que le jeu a mis en cache les données nécessaires. Il n’en reste pas moins perceptible au lancement, rendant cette première session moins agréable que prévu.
Des stutters de traversée ponctuels subsistent également en cours de partie, probablement liés à la vitesse élevée de déplacement dans un monde ouvert dense. Les zones urbaines, comme le Tokyo miniature intégré au jeu, semblent particulièrement concernées.
Le comportement CPU et ses limites
Forza Horizon 6 exploite un grand nombre de cœurs processeur, mais les tests réalisés sur un Intel Core i7-14700K couplé à 32 Go de DDR5-7000 montrent que le vrai goulot d’étranglement, à haute fréquence d’images, n’est pas le nombre de cœurs. C’est la mémoire : latence, bande passante et taille des caches.
Les processeurs AMD Ryzen équipés de la technologie 3D V-Cache, ainsi que les Intel Core de 12e génération et suivants bien optimisés, devraient mieux s’en sortir dans les scénarios limités par le CPU. La fréquence brute ou le nombre de cœurs ne font pas tout.

Le benchmark intégré au jeu présente par ailleurs des incohérences après un changement de réglages sans redémarrage. Il vaut mieux s’appuyer sur des séquences de jeu réelles pour évaluer les performances.
Ray tracing : un coût à ne pas sous-estimer
Activer le ray tracing dans Forza Horizon 6 a un impact mesurable. Passer du préréglage Extreme au préréglage Extreme+RT, qui substitue les reflets et l’éclairage global en ray tracing aux versions en espace écran, entraîne une baisse d’environ 14 % sur la fréquence d’images moyenne et 8 % sur le premier percentile bas.
Le ray tracing n’est disponible que sur PC, et les configurations Extreme RT visent clairement des cartes graphiques haut de gamme récentes. À basse résolution, des artefacts visuels sous forme de bruit peuvent apparaître sur les effets ray tracés.
Côté frame generation, seule la solution DLSS de NVIDIA est prise en charge au lancement. FSR et XeSS ne disposent pas encore de cette fonctionnalité dans le jeu, ce qui pénalise les utilisateurs de cartes AMD et Intel.
Compatibilité et cartes graphiques non supportées
Forza Horizon 6 ne garantit pas la compatibilité avec les GPU NVIDIA GTX série 10 ou antérieurs, ni avec les architectures AMD Polaris et Vega. Les cartes comme la GTX 1070, GTX 1080 ou Radeon RX 400/500 ne figurent pas dans les spécifications minimales officielles.
Playground Games pourrait intégrer la frame generation FSR et XeSS dans une mise à jour ultérieure. En attendant, les joueurs disposant de matériel récent ont tout intérêt à affiner manuellement leurs réglages graphiques plutôt que de s’en remettre aux préréglages automatiques.
Source : WCCFTech

