
Meta a récemment donné aux développeurs l’accès complet aux composants matériels de ses lunettes Ray-Ban Display, y compris l’affichage et le Neural Band. Les premiers projets qui en résultent donnent un aperçu de ce que la plateforme pourrait devenir, pour le meilleur et pour le reste.
Ces applications ne sont pas encore disponibles au téléchargement pour le grand public. Le programme reste pour l’instant réservé aux développeurs, même si un mode développeur permet techniquement de charger des applications web manuellement sur les lunettes.
Des usages créatifs, parfois surprenants
Parmi les projets déjà présentés, un jeu de boxe en vue subjective utilise les capteurs de mouvement intégrés aux lunettes pour détecter les inclinaisons de la tête. Le joueur esquive les coups en bougeant physiquement.
D’autres développeurs explorent des usages plus quotidiens. Un prototype permet de contrôler des appareils connectés via Google Home en utilisant le pouce comme curseur. Un autre affiche en temps réel la vitesse et la distance parcourue, à la manière d’un compteur de vélo, directement dans le champ de vision.

Ces expérimentations montrent la diversité des directions possibles, même si aucune ne dépasse encore le stade de la démonstration technique.
Déverrouiller sa voiture avec ses lunettes
L’un des projets les plus commentés permet de déverrouiller une voiture, de modifier la température de l’habitacle et de consulter le niveau de batterie, le tout depuis les lunettes combinées au Neural Band.
L’idée peut sembler pratique pour qui a les mains occupées. Mais elle pose aussi une question immédiate : que se passe-t-il si quelqu’un d’autre met les lunettes ? Contrairement à un smartphone protégé par un code ou une empreinte digitale, les lunettes connectées n’imposent pas nécessairement d’authentification forte à chaque usage.
Ce type de scénario illustre une tension propre aux appareils portables connectés à des systèmes sensibles : plus l’accès est fluide, plus la sécurité devient un sujet à part entière.
Un écosystème encore embryonnaire
Les Meta Ray-Ban Display ont été commercialisées à 800 dollars. À leur lancement, le catalogue d’applications était jugé limité, ce qui avait été relevé comme un point faible du produit.
L’ouverture aux développeurs est donc une étape logique pour étoffer l’offre. Mais les projets actuels restent des prototypes, parfois très basiques, qui illustrent des possibilités plutôt qu’ils ne proposent des expériences finies.
Le chemin vers un écosystème applicatif cohérent et sécurisé est encore long. Ces premières créations servent surtout à montrer ce que le matériel permet techniquement, en attendant que des usages plus matures émergent.
Source : Gizmodo

