L'interdiction américaine prive les jardins des meilleures tondeuses robots
Les tondeuses robots ont considérablement progressé ces dernières années. Grâce à la navigation par satellite NRTK, au LiDAR et aux caméras embarquées, elles n'ont plus besoin de fils enterrés dans le sol ni de balises extérieures pour se repérer.
Malgré ces avancées, elles peinent encore à couper l'herbe qui pousse le long des bâtiments ou en bordure des trottoirs. C'est précisément ce problème qu'une nouvelle génération de machines, présentée à l'IFA 2026, tente de résoudre.
Des bras articulés pour atteindre les angles impossibles
Plusieurs fabricants ont présenté cette année des tondeuses équipées d'un bras latéral articulé, capable de s'étendre hors du châssis pour atteindre les zones difficiles d'accès.
Le Segway Navimow H5 Pro déploie ses lames via un panneau latéral escamotable. Le Dreame A4 AWD Pro utilise un bras à fil de coupe. Le Mammotion Yuba 4 AWD propose un accessoire amovible fixé à l'arrière. L'Eufy Lawn Mower S2 Max dispose d'un bras orientable à la fois horizontalement pour longer les structures et verticalement pour délimiter les bordures de trottoir.

Jusqu'ici, la solution la plus avancée consistait à décaler le plateau de coupe vers le côté, comme sur le Segway Navimow X4. Cette approche laissait cependant subsister une bande d'herbe que seul un coupe-bordure manuel pouvait supprimer.
Une interdiction fédérale bloque leur entrée sur le marché américain
Ces appareils ne seront pas disponibles aux États-Unis dans un avenir proche. Une réglementation fédérale interdit l'importation de ce que la FCC désigne comme des dispositifs robotiques avancés, au motif de risques pour la sécurité nationale.
Cette interdiction vise les appareils capables de se déplacer de manière autonome, d'éviter des obstacles et de naviguer au sol, ce qui inclut les tondeuses robots. Les représentants des fabricants interrogés à l'IFA n'ont pas affiché d'optimisme quant à une commercialisation prochaine outre-Atlantique, évoquant des démarches en cours pour comprendre la réglementation en vigueur.

La même restriction touche déjà les aspirateurs robots d'origine étrangère. Les appareils approuvés et commercialisés avant l'entrée en vigueur de la mesure peuvent continuer à être importés et vendus, et les utilisateurs qui en possèdent un sont autorisés à le conserver.
Des perspectives de levée encore incertaines
Plusieurs scénarios pourraient faire évoluer la situation. Un représentant de Roborock a mentionné l'espoir que le sommet entre Donald Trump et Xi Jinping prévu fin septembre débouche sur un assouplissement. Des exemptions accordées à certains fabricants constituent une autre voie possible.
Faute de ces ouvertures, l'issue pourrait dépendre des élections de mi-mandat de novembre, si elles conduisent à un Congrès favorable à une révision de la règle. Dans tous les cas, le délai serait probablement de plusieurs années.
La situation soulève une question pratique : aucune industrie américaine de robotique domestique n'existe à l'échelle qui permettrait de combler rapidement ce vide. Les consommateurs américains devront donc patienter, ou continuer de finir la tonte à la main le long de leurs allées.
Source : Gizmodo
L'auteur
Charles Gouin-Peyrot
Journaliste tech et testeur indépendant, je décrypte la tech grand public. Spécialisé dans le hardware, l'audio et la maison connectée, je mets ma rigueur technique et mon expérience de formateur au service de mes tests. Mon objectif est simple : dépasser les fiches techniques pour vous livrer des analyses transparentes, impartiales et ancrées dans un usage 100 % réel.
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