OpenAI étudie de nouvelles sources de revenus, dont l’introduction éventuelle de publicités dans ChatGPT. Bien que l’entreprise mise avant tout sur son modèle d’abonnement, elle n’écarte pas cette possibilité, tout en insistant sur la nécessité d’une intégration « réfléchie et discrète ». Cette réflexion s’inscrit dans un contexte de croissance rapide, mais aussi de déficit persistant, malgré un chiffre d’affaires attendu à 12,7 milliards de dollars en 2025.

L’article en bref :
- OpenAI envisage des publicités dans ChatGPT, sans exclusion définitive, mais souligne la nécessité d’une approche adaptée aux attentes des utilisateurs.
- Le modèle économique actuel repose sur les abonnements, avec 20 millions d’utilisateurs payants sur un total de 700 millions.
- D’autres pistes de monétisation sont explorées, comme les recommandations de produits via « Commerce in ChatGPT », sans influence des revenus affiliés sur les suggestions.
Avec plus de 700 millions d’utilisateurs, dont 20 millions d’abonnés payants, ChatGPT est devenu un acteur majeur de l’IA grand public. Pourtant, malgré une croissance fulgurante (le chiffre d’affaires devrait tripler entre 2024 et 2025), OpenAI reste en déficit et ne prévoit pas d’équilibre financier avant 2029. Dans ce contexte, l’entreprise examine différentes options pour diversifier ses revenus, sans exclure la publicité.
Des publicités « si nécessaire »
Dans un entretien accordé à The Verge, Nick Turley, responsable de ChatGPT, a confirmé que la publicité n’était « pas exclue », tout en soulignant les risques d’une intégration mal perçue. Il estime que ChatGPT, conçu pour répondre aux besoins des utilisateurs, n’est pas naturellement adapté aux annonces classiques. Cependant, d’autres produits futurs pourraient adopter des modèles économiques distincts, incluant des formats publicitaires.

Sam Altman, PDG d’OpenAI, a exprimé des réserves similaires. Lors d’un événement à Harvard en 2024, il avait qualifié l’idée de « peu enthousiasmante », avant de nuancer en juin 2025 : il n’y est « pas entièrement opposé », à condition que la mise en œuvre soit « responsable ». Cette prudence reflète les enjeux de confiance et d’expérience utilisateur, cruciaux pour une plateforme basée sur l’interaction conversationnelle.
D’autres leviers de monétisation
OpenAI teste actuellement « Commerce in ChatGPT », un système de recommandations de produits permettant à l’entreprise de percevoir une commission sur les achats. Turley assure que les suggestions resteront indépendantes des partenariats commerciaux, afin de préserver la neutralité des réponses. Par ailleurs, ChatGPT pourrait évoluer vers des usages plus intégrés, notamment en milieu professionnel, où des modèles de monétisation alternatifs (abonnements premium, services B2B) pourraient être déployés.
Pour l’instant, l’accent reste mis sur la conversion des utilisateurs gratuits vers des offres payantes, tout en explorant des fonctionnalités à valeur ajoutée. La question des publicités, si elle se concrétise, ne devrait pas survenir avant plusieurs années, le temps d’évaluer leur pertinence et leur impact.

