
Ferrari a dévoilé la Luce, sa première voiture 100 % électrique et première réalisation automobile complète du studio LoveFrom, fondé par l’ancien designer d’Apple Jony Ive en 2019. Le projet a été mené avec le designer australien Marc Newson, collaborateur habituel d’Ive.
Le résultat tranche nettement avec les codes habituels de la marque italienne, tant sur le plan stylistique que technique. Ferrari assume cette rupture comme une stratégie délibérée d’élargissement de sa clientèle.
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Un SUV cinq places qui rompt avec la tradition
La Luce se présente comme un grand véhicule à quatre portes et cinq places, une configuration inédite pour Ferrari. La Purosangue avait déjà ouvert la voie aux quatre portes, mais aucun modèle de la marque n’avait jusqu’ici accueilli cinq passagers.

Les deux portières arrière s’ouvrent en sens inverse (charnières à l’arrière), facilitant l’accès à la banquette. Un bouton permet de les refermer automatiquement. L’habitacle reprend les commandes à molettes et cadrans conçus par LoveFrom, déjà présentés séparément. L’ensemble donne une impression soignée, même si les logiciels de bord n’étaient pas encore opérationnels lors de la présentation.
Le responsable marketing de Ferrari, Enrico Galliera, résume l’ambition du modèle par la volonté d’élargir la communauté Ferrari à de nouveaux profils d’acheteurs.
Des performances techniques élevées
Sur le plan mécanique, la Luce embarque quatre moteurs électriques, un par roue, pour une puissance totale de 1 035 chevaux. Cette architecture permet de moduler le couple roue par roue, ce qui améliore la précision en virage et la gestion de l’adhérence.
La batterie affiche une capacité brute de 122 kWh, positionnée bas dans la structure. La recharge rapide atteint 350 kW. L’autonomie annoncée est de 529 kilomètres selon le cycle européen WLTP, un chiffre qui sera probablement inférieur sous le cycle EPA américain. La vitesse maximale est fixée à 310 km/h, et la suspension active à amortisseurs électriques abaisse la voiture de 10 mm au-delà d’une certaine vitesse sur autoroute.

Un système baptisé Vehicle Control Unit (VCU) échantillonne l’état de la route et la puissance de chaque moteur toutes les 5 millisecondes, pour ajuster en temps réel la répartition du couple et le comportement de la suspension.
Le son, un élément central de l’expérience
Ferrari a choisi de ne pas recourir à un son entièrement synthétique. La Luce dispose d’un capteur acoustique fixé sur l’essieu arrière, qui enregistre les vibrations des moteurs électriques. Ce signal est ensuite amplifié pour produire une sonorité propre au véhicule, distincte des moteurs thermiques de la marque, mais reconnaissable.
Ferrari compare ce procédé à un ampli de guitare électrique, présentant la Luce comme une évolution naturelle de la culture sonore de la marque plutôt qu’une simulation.
Un positionnement tarifaire au sommet de la gamme
La Luce sera le modèle le plus cher jamais produit par Ferrari. Son prix de départ est fixé à 550 000 euros en Italie, soit nettement au-dessus des quelque 430 000 dollars demandés pour la Purosangue sur le marché américain. Les tarifs pour les États-Unis n’ont pas encore été communiqués.
Avant de porter un jugement définitif sur ce modèle, il faudra attendre les premiers essais sur route. La Luce représente en tout cas une redéfinition à la fois stylistique et technique de ce que Ferrari est prêt à proposer.
Source : Engadget

