
Qualcomm élargit sa gamme Gen 5 aux segments milieu et entrée de gamme avec deux nouveaux composants : le Snapdragon 6 Gen 5 et le Snapdragon 4 Gen 5. Les deux puces succèdent à leurs homologues Gen 4 et visent trois axes principaux : fluidité de l’interface, autonomie améliorée et performances en jeu.
Les premiers smartphones équipés de ces puces sont attendus dans la seconde moitié de 2025. Qualcomm a confirmé que Honor, Oppo, Realme et Redmi travaillent déjà sur des appareils basés sur ce nouveau silicium.
Snapdragon 6 Gen 5 : des gains mesurés mais concrets
Le Snapdragon 6 Gen 5 (SM6850) intègre un CPU avec quatre cœurs cadencés jusqu’à 2,6 GHz, contre un seul cœur à 2,3 GHz sur la génération précédente. L’Adreno GPU progresse de 21 % en performances, tandis que l’efficacité énergétique gagne 8 %.

Qualcomm met en avant sa technologie Snapdragon Smooth Motion UI, qui promet des animations plus fluides et des lancements d’applications 20 % plus rapides, avec 18 % de saccades en moins par rapport au Gen 4. Ces données sont issues des tests internes de Qualcomm.
Du côté de la connectivité, le 6 Gen 5 intègre le Wi-Fi 7 tri-bande et passe au Bluetooth 6.0. En revanche, plusieurs caractéristiques reculent : le port USB-C tombe à la norme USB 2.0 (contre USB 3.2 Gen 1 précédemment), le support du mmWave disparaît, et la prise en charge de la bande L2 pour la géolocalisation est retirée. Le décodage matériel AV1 reste absent.
Snapdragon 4 Gen 5 : le bond le plus significatif
Le Snapdragon 4 Gen 5 (SM4850) affiche la progression la plus marquée des deux puces. Son GPU Adreno gagne 77 % de performances par rapport au Snapdragon 4 Gen 4, ce qui permet à Qualcomm de promettre, pour la première fois sur cette série, la gestion du jeu à 90 images par seconde.
La fluidité de l’interface progresse également : les applications se lancent 43 % plus vite et les saccades à l’écran reculent de 25 %. La puce offre par ailleurs 10 % d’économies d’énergie par rapport à son prédécesseur. La fréquence CPU maximale passe de 2,3 GHz à 2,4 GHz.

La connectivité cellulaire bénéficie d’une mise à niveau avec le support du Dual SIM Dual Active 5G et un débit descendant maximal de 2,8 Gbps (contre 2,5 Gbps). La puce régresse toutefois sur la mémoire vive, abandonnant le LPDDR5 pour revenir au LPDDR4X limité à 2 133 MHz. La connectivité locale reste en Wi-Fi 5 dual-band et Bluetooth 5.1.
Caméra et affichage : des évolutions modestes
Sur le Snapdragon 6 Gen 5, le double ISP 12 bits prend en charge des capteurs jusqu’à 200 mégapixels. Des fonctionnalités de traitement d’image assistées par intelligence artificielle sont intégrées, dont une vision nocturne améliorée et un zoom numérique pouvant atteindre 100x. L’encodage vidéo se limite à la 4K à 30 images par seconde.
Le Snapdragon 4 Gen 5 conserve un double ISP 12 bits avec un support maximal de 108 mégapixels. Sa nouveauté principale côté image est l’ajout de l’encodage 4K, absent sur la génération précédente. Les deux puces gèrent des écrans 1080p+ jusqu’à 144 Hz.
Une génération en demi-teinte
Les gains de performances sont réels sur ces deux puces, en particulier pour le Snapdragon 4 Gen 5 côté graphisme. Mais plusieurs retraits techniques (USB 2.0, disparition du LPDDR5, absence du mmWave) nuancent le tableau d’ensemble.
Les fabricants partenaires annoncés laissent présager une large diffusion sur les smartphones abordables commercialisés à partir du second semestre 2025.
Source : GSMArena

