Test Metz Supercar Shaver : le rasoir électrique qui se donne un look de voiture de course
Charles Gouin-Peyrot
Publié le 18 juin 2026 · 6 min de lecture
Il y a des produits qui frappent d'emblée par leur gueule, et d'autres qui convainquent à l'usage. Le Metz Supercar, lui, revendique les deux. Le fabricant mise sur un design inspiré des voitures de sport et un châssis en alliage de zinc poli en 20 étapes pour séduire dès la première seconde. Mais derrière l'effet miroir et le positionnement premium, est-ce que ce rasoir compact tient vraiment la route au quotidien ? On l'a utilisé pour vous.
- Boîtier en alliage de zinc poli (20 étapes de finition)
- Moteur 8 000 tr/min avec 18 x 2 lames auto-affûtantes
- Tête amovible magnétiquement pour un nettoyage facile
- Batterie 400 mAh, autonomie continue de 60 minutes seulement
- Pas de certification d'étanchéité IPX mentionnée sur le site officiel
Design et conception
Ouvrir la boîte du Metz Supercar, c'est un peu comme déballer un gadget de luxe plutôt qu'un accessoire de salle de bain. L'objet est petit, dense, et son revêtement traité par galvanoplastie dégage un effet miroir saisissant disponible en deux finitions, golden black ou argent. La prise en main est immédiatement différente de ce qu'on connaît des références plastifiées habituelles : le corps en alliage de zinc a du poids, une inertie qui stabilise naturellement le geste de rasage. Ce n'est pas qu'un choix esthétique. Le zinc conduit la chaleur, ce qui permet à l'appareil de dissiper la montée en température liée à la friction, là où un boîtier plastique la retient contre la peau.

L'ergonomie est pensée pour une prise en main à une main, dans une forme compacte qui rappelle vaguement la forme d'un pommeau de vitesse. Ce format réduit fait du Supercar un compagnon de voyage idéal : il tient dans n'importe quelle trousse de toilette et son port USB-C évite d'embarquer un câble propriétaire. La tête de rasage est fixée par un système magnétique qui se décroche en une fraction de seconde, sans forcer, sans outil. C'est propre, intuitif, et ça facilite le nettoyage au quotidien.

Petit bémol à anticiper : la finition miroir est un aimant à traces de doigts. On s'en accommode rapidement, mais si vous êtes du genre à ranger votre rasoir sur une étagère apparente, armez-vous d'un chiffon microfibre.
Confort d'usage et performances
Sous le capot, le Metz Supercar embarque un moteur qui tourne à 8 000 tr/min, alimentant 36 lames auto-affûtantes réparties sur deux anneaux concentriques. La promesse : une coupe nette dès le premier passage, sans multiplier les allers-retours qui irritent la peau. En pratique, ça se tient. Sur une barbe de deux à trois jours, le rasoir glisse sans accrocher, le bruit moteur reste feutré, et la tête suit les contours du visage avec une fluidité notable, notamment sur le cou et la mâchoire, zones habituellement capricieuses.

On est sur un rasoir à grille, avec une grille ultra-fine qui maximise le contact cutané sans provoquer de tiraillement. Pour une barbe courte ou un entretien quotidien, le résultat est net, la peau reste apaisée et sans rougeur visible. Sur barbe plus longue, trois ou quatre jours, le Supercar s'en sort mais commence à montrer ses limites sur les poils couchés ou épais, ce qui l'éloigne du profil couteau suisse pour le rapprocher d'un outil pensé pour la routine journalière plutôt que pour les grands écarts.

C'est d'ailleurs ce qui le distingue d'un modèle comme le Laifen T1 Pro que nous avons testé : lui aussi mise sur un design premium et une tête magnétique amovible, mais arbore un moteur linéaire à 12 000 CPM qui lui donne une longueur d'avance sur les barbes un peu plus fournies. Le Supercar n'est pas en dessous, mais il positionne clairement son segment : rasage quotidien, peau sensible, résultat rapide.

Le système de lames auto-affûtantes est un plus à long terme : plus on l'utilise, plus les lames restent acérées, contrairement aux grilles classiques qui s'émoussent avec le temps. L'entretien se résume à détacher la tête magnétique et la passer sous l'eau. Mieux encore, la certification IPX7 permet d'utiliser l'appareil directement sous la douche ou avec de la mousse à raser sans la moindre contrainte.
Autonomie : c'est pas mal
Le Supercar embarque une batterie de 400 mAh qui offre environ 60 minutes de fonctionnement en continu sur une charge complète, elle-même bouclée en une heure via USB-C. Pour un usage standard d'une à deux minutes par jour, cela correspond à environ deux mois d'utilisation sans brancher l'appareil. C'est une donnée chiffrée par le laboratoire de Metz dans des conditions optimales, à pondérer selon votre barbe et votre fréquence d'utilisation, mais en pratique les chiffres tiennent la route.

Quand la batterie descend sous les 10 %, un voyant rouge clignote pour prévenir. Simple, basique, efficace. Pas d'écran, pas d'indicateur de charge granulaire, ce qui est cohérent avec la philosophie minimaliste de l'appareil. Pour les voyageurs habitués à jongler avec les prises, la recharge USB-C est un argument de confort non négligeable : on recharge le rasoir sur le même bloc que le téléphone. Rien d'extraordinaire en 2026, mais ça mérite d'être souligné face à certains concurrents qui s'accrochent encore à des connecteurs propriétaires. Laifen avait d'ailleurs bien compris cet enjeu lors de son passage à l'IFA 2025, en faisant de l'USB-C un standard sur l'ensemble de sa gamme.

- Boîtier en alliage de zinc poli (20 étapes de finition)
- Moteur 8 000 tr/min avec 18 x 2 lames auto-affûtantes
- Tête amovible magnétiquement pour un nettoyage facile
- Batterie 400 mAh, autonomie continue de 60 minutes seulement
- Pas de certification d'étanchéité IPX mentionnée sur le site officiel
- Gamme limitée à deux coloris
L'auteur
Charles Gouin-Peyrot
Journaliste tech et testeur indépendant, je décrypte la tech grand public. Spécialisé dans le hardware, l'audio et la maison connectée, je mets ma rigueur technique et mon expérience de formateur au service de mes tests. Mon objectif est simple : dépasser les fiches techniques pour vous livrer des analyses transparentes, impartiales et ancrées dans un usage 100 % réel.