
Le logiciel d’assistance à la conduite de Tesla, FSD (Supervised), vient d’être approuvé en Lituanie. C’est seulement le deuxième pays européen à autoriser son usage, après les Pays-Bas en avril dernier.
Ce déploiement progressif s’inscrit dans une stratégie plus large de Tesla, qui cherche à se positionner comme une entreprise d’intelligence artificielle et de robotique, au-delà de la simple fabrication de véhicules.
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Un cadre réglementaire encore fragmenté
L’expansion de FSD en Europe avance lentement, contrairement au rythme observé aux États-Unis. Les autorités réglementaires nationales examinent chaque demande séparément, ce qui ralentit l’homologation pays par pays.

La situation pourrait évoluer si le régulateur néerlandais RDW, qui a supervisé la première approbation européenne, obtient une reconnaissance à l’échelle de l’Union européenne. En attendant, les autres États membres peuvent s’appuyer sur la certification néerlandaise pour autoriser FSD sur leur territoire.
Plusieurs pays semblent engagés dans ce processus. Le ministère grec des transports a indiqué qu’un projet de loi à venir prévoirait l’approbation du système. La Belgique serait également sur le point d’autoriser FSD, en suivant la même procédure que les Pays-Bas.
Un abonnement mensuel et des objectifs financiers ambitieux
FSD (Supervised) est disponible en version bêta depuis fin 2020. Le système gère des manœuvres comme le maintien de voie, les changements de file et le stationnement, mais exige toujours qu’un conducteur reste attentif et prêt à reprendre le contrôle à tout moment.
Depuis janvier, l’accès à FSD ne se fait plus via un paiement unique mais uniquement par abonnement mensuel, facturé 99 dollars aux États-Unis. Tesla comptait près de 1,3 million d’abonnés actifs dans le monde lors de la publication de ses résultats du premier trimestre en avril.

Cet enjeu dépasse le seul produit : le contrat de rémunération d’Elon Musk, valorisé à 1 000 milliards de dollars, est en partie conditionné à l’atteinte de 10 millions d’abonnés FSD actifs d’ici 2035. L’écart entre 1,3 million et cet objectif reste considérable.
FSD Supervised, seule offre grand public à ce stade
Il existe une distinction importante entre FSD Supervised, disponible aux consommateurs, et FSD Unsupervised, une version entièrement autonome qui ne nécessite aucune intervention humaine. Cette dernière n’est pas accessible au public.
FSD Unsupervised est uniquement déployé dans une flotte restreinte d’une cinquantaine de robotaxis opérant dans trois villes américaines : Austin, Dallas et Houston. Le robot humanoïde Optimus, autre projet phare de Tesla, n’est pas non plus en production de masse ni disponible à la vente.
En dehors de l’Europe, FSD est déjà disponible en Australie, au Canada, en Chine, au Mexique, en Nouvelle-Zélande, à Porto Rico, en Corée du Sud et aux États-Unis. L’Europe constitue donc un nouveau terrain d’expansion, encore en phase initiale.
La dynamique réglementaire actuelle suggère que le nombre de pays européens autorisant FSD pourrait augmenter dans les prochains mois, à condition que les procédures d’approbation nationales et européennes avancent dans ce sens.
Source : TechCrunch

