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Test The G-Lab Keyz Elite 400HE : un clavier gamer performant et pas cher

Charles Gouin-Peyrot

Publié le 19 juin 2026 · 8 min de lecture

test du the g lab keyz elite 400 he

The G-Lab continue sa montée en gamme et s'attaque cette fois au segment encore très premium des claviers à effet Hall. Après le Keyz Elite 400 mécanique, la marque française dégaine le Keyz Elite 400 HE, un clavier filaire au format 96% qui troque les switchs classiques contre des commutateurs magnétiques, avec Rapid Trigger et point d'activation réglable à la clé. Affiché à 119,99 euros, il vise directement les références du genre vendues deux fois plus cher. Promesses tenues ? Voici mon avis complet après plusieurs semaines d'utilisation intensive, en jeu comme en bureautique.

The G-Lab The G-Lab Keyz Elite 400 HE
8,4/10
Très bon
Points forts
  • Switches Hall Effect hot-swappables avec Rapid Trigger
  • Polling rate de 8000 Hz
  • Point d'activation réglable par touche
Points faibles
  • Connexion uniquement filaire, pas de mode sans fil
  • Châssis en plastique (pas d'aluminium)

Design et conception

Le Keyz Elite 400 HE reprend le châssis du Keyz Elite 400 et conserve ce format 96% si pratique : on garde le pavé numérique complet, les flèches et la rangée de fonctions, tout en gagnant un peu de place sur le bureau par rapport à un clavier full size classique. Avec ses 98 touches, c'est un compromis qui a du sens pour qui passe du jeu à la bureautique sans vouloir sacrifier les chiffres.

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Première sensation à la sortie du carton noir et jaune typique de la marque : le poids. Le clavier affiche plus d'un kilo sur la balance, ce qui en dit long sur le sérieux de la construction. Une fois posé sur le bureau, il ne bouge pas d'un millimètre, même en pleine session compétitive. C'est appréciable, surtout sur un modèle qui mise sur la précision : un châssis qui glisse pendant l'action, c'est l'ennemi numéro un de la régularité de frappe.

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Côté finitions, The G-Lab a clairement progressé. Les deux coloris disponibles, noir et bleu marine ou blanc et bleu, jouent la carte sobre plutôt que l'esthétique agressive à coups de surfaces texturées et de lignes tape-à-l'œil. Le résultat s'intègre facilement dans un setup, qu'il soit gaming ou plus neutre. La structure gasket à 5 couches, déjà présente sur les modèles mécaniques de la gamme Keyz Elite, contribue à la fois à l'absorption des vibrations et à une certaine homogénéité sonore.

À l'intérieur de la boîte, on retrouve l'essentiel sans extravagance : le câble de connexion en USB, un extracteur de switchs et quelques switchs de rechange en cas de casse. Pas de repose-poignets fourni, ce qui reste dommage sur un clavier qui se veut polyvalent et qui sera utilisé de longues heures pour de la rédaction ou du travail de bureau, à l'image de ce qu'on pouvait déjà regretter sur d'autres modèles compacts du marché.

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Niveau connectivité, ce Keyz Elite 400 HE fait l'impasse sur le sans-fil et reste exclusivement filaire, compatible Windows, Mac et PlayStation. C'est un choix cohérent pour un clavier pensé avant tout pour la réactivité en jeu compétitif, où la moindre latence radio peut faire la différence, mais cela limite forcément son usage nomade comparé à la triple connectivité du Keyz Elite 400 WG.

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La molette multimédia dédiée, déjà un argument fort sur les précédents modèles de la gamme, fait son retour et permet de régler le volume ou de naviguer dans l'éclairage RGB sans passer par le logiciel. Une douzaine de raccourcis multimédias complètent l'ensemble pour un usage quotidien plus fluide.

Confort de frappe

C'est sur ce point que la technologie Hall Effect change réellement la donne par rapport aux switchs mécaniques classiques. Le déclenchement ne repose plus sur un simple contact électrique fixe, mais sur la détection d'un champ magnétique qui mesure la course de la touche avec une finesse bien supérieure. Concrètement, cela permet de régler le point d'activation de chaque touche, de 0,01 à 3,4 millimètres selon le logiciel constructeur, et d'adapter la sensibilité à son usage du moment.

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En frappe quotidienne, la sensation reste très proche de ce qu'offrait déjà le Keyz Elite 400 mécanique côté gasket et amortissement : une frappe fluide, sans dureté excessive, et relativement silencieuse pour un clavier de ce type. Les touches en PBT double injection apportent une texture agréable sous les doigts et une bonne résistance à l'usure de l'inscription des caractères, contrairement à certains modèles d'entrée de gamme de la marque qui pouvaient pêcher sur ce point.

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L'adaptation demande tout de même un petit temps de rodage, surtout si l'on vient d'un clavier mécanique classique. Avec un point d'activation réglé très bas, les doubles frappes accidentelles peuvent survenir les premiers jours, le temps de calibrer sa pression. Une fois ce réglage trouvé, la frappe devient un vrai plaisir, aussi bien pour de longues sessions de rédaction que pour des heures de jeu.

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Le hot swap, hérité des modèles précédents de la gamme Keyz Elite, permet de remplacer les switchs sans soudure pour personnaliser la sensation de frappe ou remplacer un commutateur défaillant. C'est un argument qui compte face à des claviers premium parfois fermés sur ce point, et qui rapproche ce Keyz Elite 400 HE de l'esprit custom qu'on retrouve sur des références comme le HHKB Studio, bien que dans un registre tarifaire totalement différent.

Qualité des switchs et performances

Voici le cœur du sujet sur ce modèle, et c'est là que The G-Lab joue clairement sa carte la plus convaincante. Les switchs magnétiques Hall Effect offrent une réponse quasi instantanée et une durée de vie annoncée à 80 millions de frappes, un chiffre qui dépasse largement les standards mécaniques classiques grâce à l'absence de contact physique entre les composants.

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Le taux de rafraîchissement grimpe jusqu'à 8000 Hz, un chiffre qui sonne impressionnant sur la fiche technique mais qui reste, dans les faits, secondaire par rapport aux vrais apports de la technologie HE. Ce qui change réellement la donne en jeu, c'est le Rapid Trigger : la touche se réarme dès qu'elle commence à remonter, sans attendre un relâchement complet. Sur des FPS compétitifs où chaque milliseconde de counter-strafe compte, le gain en réactivité est tangible, avec des mouvements plus nets et des changements de direction plus rapides.

L'anti-ghosting à 100% en NKRO assure que chaque touche est détectée indépendamment, même en cas de pressions multiples simultanées, ce qui sécurise aussi bien les combos en jeu que les raccourcis complexes en bureautique. Sur ce point, ce Keyz Elite 400 HE n'a clairement plus rien à prouver face à des claviers gaming bien plus onéreux du marché, à l'image de ce que proposaient déjà des modèles comme le SteelSeries Apex Pro Mini ou le Corsair K70 Max sur leurs propres segments.

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Le logiciel de personnalisation, accessible en ligne, permet de régler le point d'activation par touche, de créer des macros, de gérer les effets RGB et d'ajuster les paramètres avancés. Il reste fonctionnel et couvre l'essentiel, sans toutefois atteindre la finesse d'accompagnement de certaines suites logicielles concurrentes plus matures. Cela ne ternit pas l'expérience globale, mais on sent que The G-Lab pourrait encore affiner cette brique pour rivaliser pleinement avec le haut du panier.

En usage bureautique, l'apport du Rapid Trigger se fait évidemment moins sentir, mais la frappe agréable et la structure gasket en font malgré tout un compagnon solide pour les longues journées de travail, à condition d'ajuster les réglages de sensibilité pour éviter les frappes parasites.

Test The G-Lab Keyz Elite 400 HE : le verdict

The G-Lab Keyz Elite 400 HE
The G-Lab
The G-Lab Keyz Elite 400 HE
8,4/10
Très bon
Note rédaction
Qualité de fabrication8,0/10
Confort de frappe8,0/10
Performances et réactivité9,0/10
Avec ce Keyz Elite 400 HE, The G-Lab signe l'un des claviers les plus convaincants de toute sa gamme Keyz Elite et démocratise une technologie encore largement associée au très haut de gamme. La précision des switchs magnétiques, le Rapid Trigger réellement efficace en jeu et le point d'activation réglable offrent des sensations dignes de claviers vendus à plus de 200 euros, tout en conservant un format 96% pratique au quotidien et des finitions sérieuses qui tranchent avec l'image plus abordable que la marque traînait jusqu'ici. Le logiciel mérite encore quelques ajustements, l'absence de repose-poignets reste un détail regrettable et le choix du tout filaire pourra freiner ceux qui cherchaient une triple connectivité, mais l'ensemble reste largement à la hauteur de ses ambitions. Pour un joueur compétitif qui veut goûter au Hall Effect sans casser sa tirelire, ou pour quiconque cherche un clavier polyvalent capable d'encaisser aussi bien des sessions FPS que de longues heures de frappe, ce Keyz Elite 400 HE s'impose comme un choix particulièrement pertinent à son tarif.
Points forts
  • Switches Hall Effect hot-swappables avec Rapid Trigger
  • Polling rate de 8000 Hz
  • Point d'activation réglable par touche
Points faibles
  • Connexion uniquement filaire, pas de mode sans fil
  • Châssis en plastique (pas d'aluminium)
  • Logiciel de configuration uniquement accessible via navigateur web

L'auteur

Charles Gouin-Peyrot

Journaliste tech et testeur indépendant, je décrypte la tech grand public. Spécialisé dans le hardware, l'audio et la maison connectée, je mets ma rigueur technique et mon expérience de formateur au service de mes tests. Mon objectif est simple : dépasser les fiches techniques pour vous livrer des analyses transparentes, impartiales et ancrées dans un usage 100 % réel.