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Test Roborock Saros 20 : l'aspirateur robot qui mèle finesse et performances

Charles Gouin-Peyrot

Publié le 12 juin 2026 · 7 min de lecture

test du roborock saros 20
Roborock ne lève plus vraiment le pied. Après deux modèles haut de gamme quasi identiques l'an dernier, la marque revient en 2026 avec un seul porte-étendard : le Saros 20. L'idée ? Reprendre tout ce qui marchait sur le Saros 10R et pousser les curseurs un peu plus loin. Plus de puissance, un châssis qui grimpe plus haut, une station encore plus autonome. Sur le papier, ça sent le sans-faute. Reste à voir ce que ça donne au quotidien, sur de vrais sols, avec de vraies miettes et de vrais poils d'animaux. On a passé en revue ses performances pour faire le tri entre les vraies avancées et le marketing.
Roborock Roborock Saros 20
8,5/10
Très bon
Points forts
  • Aspiration HyperForce 36 000 Pa
  • Franchissement de double-seuils jusqu'à 8,8 cm (AdaptiLift 3.0)
  • Hauteur compacte de 7,98 cm grâce au LiDAR encastré
Points faibles
  • Prix très élevé
  • Bac à poussière embarqué de 256 ml seulement

Design et conception

Premier constat : le Saros 20 reste incroyablement mince. Avec ses 79,5 mm de hauteur, il se glisse sous la plupart des canapés, des lits et des meubles bas sans forcer. Ce gabarit, il le doit à l'absence de tourelle LiDAR : la navigation passe désormais par le système StarSight 2.0, qui combine des capteurs 3D Time-of-Flight et une caméra RGB placés à l'avant de l'appareil. Pas de dôme qui dépasse, donc, et un robot qui passe là où d'autres restent bloqués. Le grand-frère du Roborock Saros 10 joue dans la cour des très grands, mais pas des très hauts.
test du roborock saros 20

Côté style, Roborock troque la finition miroir brillante du 10R contre un coffrage mat à l'aspect métal brossé. C'est moins clinquant, sans doute un peu moins premium au premier regard, mais ça a l'avantage de masquer les traces de doigts. Les réservoirs d'eau propre et sale se logent directement sur le dessus de l'appareil, accessibles d'un simple geste, sans cache à soulever.
test du roborock saros 20

La vraie nouveauté structurelle, c'est le châssis AdaptiLift 3.0. Concrètement, le robot ajuste dynamiquement sa hauteur et la position de ses roues selon ce qu'il rencontre. Face à un seuil de porte, une barre de transition ou le bord d'un tapis épais, il se soulève pour franchir l'obstacle au lieu de patiner ou de cogner dedans comme les anciens modèles. En test, il avale sans broncher des seuils jusqu'à 20 mm, et la marque annonce une capacité de franchissement allant jusqu'à 8,8 cm en configuration double seuil. Pour les intérieurs accidentés, c'est un vrai atout.

Performances d'aspiration

C'est ici que le Saros 20 frappe le plus fort. Sa puissance d'aspiration grimpe à 36 000 Pa, contre 22 000 Pa sur la génération précédente. Le bond est énorme, et ça se voit. Sur sol dur, la poussière et les débris disparaissent en un passage. Sur tapis et moquette, après deux passages en mode maximal avec la fonction Carpet Boost, le résultat est aussi propre qu'avec un aspirateur traîneau classique : les fibres sont visiblement débarrassées de la poussière incrustée.

test du roborock saros 20

La brosse principale DuoDivide est fendue en son centre pour limiter l'enroulement des cheveux et des poils, un point essentiel dans un foyer avec animaux. Elle mêle lamelles en caoutchouc et picots pour bien agiter les fibres des tapis. La brosse latérale, de forme arquée (FlexiArm), s'étend vers l'extérieur pour mieux longer les plinthes et fouiller les coins. Cette technologie, déjà présente sur des modèles comme le Roborock S8 Pro Ultra, est toujours la bienvenue. Sur le test des bords, le robot récupère l'essentiel de la poussière le long des murs, même s'il laisse parfois échapper quelques résidus un peu plus loin.

Performances de lavage

Le lavage est solide, sans être le point fort absolu de l'appareil. Le Saros 20 mise sur deux serpillières rotatives qui appliquent jusqu'à 13 N de pression sur le sol. Quand le robot détecte une tache tenace, il soulève ses roues pour appuyer plus fort les patins contre le revêtement. À l'usage, c'est efficace : une tache de café part en un passage, une tache de vin rouge disparaît complètement. En revanche, du ketchup séché demande jusqu'à trois passages pour s'effacer.

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L'atout principal du système, c'est sa gestion des sols mixtes. En mode lavage seul, le robot relève sa brosse principale pour ne pas étaler de poussière sur le sol mouillé. En mode aspiration seule, il dépose carrément ses patins à la station. Et sur un parcours mixte, il monte ou descend brosse et serpillières selon le besoin. Mieux : quand il croise un tapis, il relève les patins et soulève si nécessaire son châssis pour le franchir à sec. Dans un test enchaînant parquet, tapis épais puis retour au parquet, le tapis est resté parfaitement sec.

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Le bémol vient du rinçage. Les patins ne sont nettoyés à la station que toutes les 20 à 30 minutes, et non en continu pendant le ménage.

La meilleure application du marché ?

L'application Roborock reste l'une des plus complètes et abouties du marché. Dès le premier passage, la cartographie est rapide et précise : le robot identifie correctement les pièces et trace les contours des meubles. On peut ensuite nommer chaque pièce, définir des zones interdites, poser des murs virtuels et attribuer à chaque espace ses propres réglages : puissance d'aspiration, débit d'eau, fréquence de passage.

Les options de nettoyage avancées valent le détour. On peut étendre la portée de la brosse FlexiArm pour aller sous les meubles et dans les angles, activer un re-lavage automatique des taches repérées par la caméra, ou demander au robot de repasser sur les zones qui étaient bloquées par une personne ou un animal lors du premier passage. Le mode SmartPlan 3.0 laisse le robot décider lui-même de l'intensité selon l'état des pièces, et il s'en sort très bien : aspiration renforcée dans les chambres moquettées, lavage plus doux dans la cuisine, sans intervention.

Pour ceux qui préfèrent se passer de l'application, le robot dispose de boutons physiques pour lancer un cycle ou le renvoyer à sa base. Le contrôle vocal est aussi de la partie, via l'assistant intégré « Hello Rocky » ou par Alexa et Google. Enfin, le Saros 20 prend en charge Matter, ce qui lui permet de fonctionner nativement avec Apple Home, Google Home et Amazon Alexa pour les commandes de base, sans passerelle. Un vrai plus pour les foyers Apple.

Une autonomie convenable

Le Saros 20 embarque une batterie de 6 400 mAh. Selon le mode et le type de sol, Roborock annonce jusqu'à environ 180 minutes d'autonomie en mode aspiration et lavage avec une puissance équilibrée, et jusqu'à 200 minutes dans les conditions les plus favorables. De quoi couvrir de grandes surfaces sans souci : la marque évoque jusqu'à 340 m² en aspiration seule.

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C'est suffisant pour la grande majorité des foyers, d'autant que le robot retourne automatiquement se recharger dès que la batterie faiblit, puis reprend son ménage là où il s'était arrêté. La recharge est plutôt rapide, comptez environ 2 h 30 pour un cycle complet.

Comment entretenir mon Roborock Saros 20 ?

C'est sans doute le plus gros argument de confort du Saros 20 : sa station, baptisée RockDock, prend en charge l'essentiel des corvées. Elle vide automatiquement le bac à poussière du robot dans un sac, lave les patins de serpillière, les sèche, fait le plein d'eau propre et distribue la solution nettoyante. En clair, vous n'avez quasiment plus rien à faire au jour le jour.

Roborock a poussé les températures pour mieux venir à bout du gras et de la saleté. Le lavage des patins se fait à l'eau bouillante, soit 100 °C, et le séchage à l'air chaud à 55 °C, ce qui limite les odeurs et la formation de moisissures. Petit raffinement supplémentaire : la station sèche aussi sa propre base et le sac à poussière pour réduire encore les risques d'odeurs. Après deux semaines de lavage quotidien, les patins ne présentaient ni décoloration ni mauvaise odeur.

Mon avis sur le Saros 20 de Roborock


Roborock Saros 20
Roborock
Roborock Saros 20
8,5/10
Très bon
Note rédaction
Performances d'aspiration9,0/10
Performances de lavage9,0/10
Autonomie7,0/10
Nuisances sonores8,0/10
Le Roborock Saros 20 excelle dans le nettoyage de votre domicile. Toutefois, si ses performances sont très bonnes, il est cher, très cher. Pour le même prix, on peut trouver un aspirateur robot avec un rouleau serpillère, même si ce dernier est en effet très efficace, même avec ses pads rotatifs. Son gros avantage, il passe aisément sous pas mal de meubles.
Points forts
  • Aspiration HyperForce 36 000 Pa
  • Franchissement de double-seuils jusqu'à 8,8 cm (AdaptiLift 3.0)
  • Hauteur compacte de 7,98 cm grâce au LiDAR encastré
Points faibles
  • Prix très élevé
  • Bac à poussière embarqué de 256 ml seulement
  • Absence de mode swing pour le nettoyage sous les meubles bas


L'auteur

Charles Gouin-Peyrot

Journaliste tech et testeur indépendant, je décrypte la tech grand public. Spécialisé dans le hardware, l'audio et la maison connectée, je mets ma rigueur technique et mon expérience de formateur au service de mes tests. Mon objectif est simple : dépasser les fiches techniques pour vous livrer des analyses transparentes, impartiales et ancrées dans un usage 100 % réel.