
Apple et Intel auraient trouvé un terrain d’entente après plus d’un an de négociations. Selon le Wall Street Journal, les deux entreprises ont établi un accord préliminaire qui permettrait à Intel de fabriquer des processeurs conçus par Apple.
Ce rapprochement marque un tournant notable dans la stratégie d’approvisionnement d’Apple, qui dépend aujourd’hui entièrement de TSMC pour la production de ses puces Apple Silicon.
A lire aussi
- iPhone 18 : Apple préparerait un bouleversement majeur dans la gamme
- AirTag 2 : Apple préparerait un modèle plus fin et plus sécurisé
Un contexte de tensions sur la capacité de TSMC
La raison principale de cette démarche est la pression croissante sur les capacités de TSMC. Lors du dernier appel aux investisseurs, Tim Cook a reconnu que les ventes d’iPhone 17 avaient été freinées par un approvisionnement insuffisant en puces A19 et A19 Pro.

TSMC produit également des composants pour de nombreux autres clients, dont Nvidia, dont la demande en puces pour serveurs d’intelligence artificielle a fortement augmenté. Cette concurrence réduit la capacité disponible pour les appareils grand public d’Apple et affaiblit le poids de négociation de la firme de Cupertino.
Diversifier les fournisseurs permet à Apple de sécuriser ses volumes de production et de ne plus dépendre d’un seul acteur industriel, quelle que soit la situation géopolitique à Taïwan.
Le rôle d’Intel dans ce schéma
Intel ne se contente pas de concevoir ses propres puces : l’entreprise propose aussi ses capacités de fabrication à d’autres sociétés, à l’image de TSMC ou Samsung. Ce modèle, appelé fonderie, est au cœur de la stratégie de redressement menée par le nouveau PDG Lip-Bu Tan, arrivé en remplacement de Pat Gelsinger l’année passée.
Tan mise en particulier sur le nœud de gravure 14A, annoncé à 1,4 nm, dont la production en série est prévue pour 2028. Intel cherche activement des clients pour ce procédé avancé. Un contrat avec Apple constituerait une vitrine industrielle majeure pour crédibiliser cette offre auprès d’autres acheteurs potentiels.

Intel dispose également d’un nœud 18A à 1,8 nm, déjà plus proche de la production. Des puces d’entrée de gamme de la série M, destinées à certains iPad et Mac, pourraient être concernées en priorité par un éventuel transfert de fabrication.
Un passé compliqué entre les deux entreprises
La relation entre Apple et Intel n’a pas toujours été fluide. Avant la transition vers Apple Silicon, les Mac utilisaient des processeurs Intel, une période marquée par des retards répétés dans les cycles de mise à jour. C’est précisément pour sortir de cette contrainte qu’Apple a développé ses propres puces Arm, fabriquées par TSMC.
Apple avait jusqu’ici écarté Intel comme partenaire de fabrication, notamment parce que les procédés de gravure d’Intel accusaient un retard sur ceux de TSMC et Samsung. Le renouveau technologique engagé par la direction actuelle d’Intel change la donne, même si la concrétisation reste subordonnée aux résultats des nœuds avancés en cours de développement.
Un accord encore préliminaire
L’accord mentionné par le Wall Street Journal reste à ce stade préliminaire. Aucun calendrier de livraison ni liste de produits concernés n’a été communiqué officiellement par l’une ou l’autre des entreprises.
Si les discussions aboutissent, Apple disposerait d’un deuxième fondeur capable de produire ses propres designs de puces, ce qui renforcerait la résilience de sa chaîne d’approvisionnement face aux aléas industriels et géopolitiques.
Source : MacRumors

