
La mémoire vive et le stockage coûtent de plus en plus cher, et les données disponibles montrent que la tendance s’accélère. Un graphique publié par un analyste sur X illustre concrètement l’ampleur de la hausse des prix de la DRAM cette année.
La cause principale est connue : l’intelligence artificielle consomme des volumes de mémoire et de stockage que les fabricants peinent à satisfaire. Augmenter les capacités de production prend du temps, et la demande ne ralentit pas.
Une hausse de 26 % entre mars et avril 2026
Les données d’exportation sur la DRAM montrent une progression continue des prix depuis plusieurs mois. Le saut entre mars et avril 2026 est particulièrement marqué : il atteint 26 % en un seul mois, prolongeant une tendance déjà à la hausse depuis le début de l’année.

Un second graphique partagé par le même analyste documente l’évolution des coûts sur la même période pour la RAM et les SSD. Les prix de ces deux composants ont tous deux progressé en avril. Le stockage NAND, en revanche, a légèrement reculé sur la même période.
Samsung alerte sur une aggravation possible en 2027
Lors de sa publication de résultats cette semaine, Samsung a pris la parole sur le sujet. Le groupe a indiqué que la pression sur l’approvisionnement en RAM pourrait encore s’intensifier à l’horizon 2027, sans relâchement attendu à court terme.

Ces déclarations confirment que la situation ne devrait pas se normaliser rapidement. Pour les fabricants de matériel, la contrainte sur les composants reste un facteur structurel difficile à contourner, quelle que soit leur taille.
Des répercussions déjà visibles sur les prix des appareils
La pénurie se traduit déjà par des hausses de tarifs sur les appareils grand public. Plusieurs smartphones Android ont vu leurs prix augmenter, et la tendance devrait se poursuivre tant que le coût des composants reste à ce niveau.
Les consommateurs qui envisagent de renouveler un smartphone, un ordinateur portable ou tout autre appareil équipé de RAM ou de stockage flash sont directement concernés. Plus l’achat est retardé, moins la stabilité des prix est garantie dans ce contexte.
Une sortie de crise difficile à anticiper
La structure du marché des semi-conducteurs rend toute correction rapide improbable. Construire ou reconvertir une usine de production de mémoire demande plusieurs années et des investissements massifs. L’offre ne peut donc pas s’ajuster à la même cadence que la demande.
Tant que l’IA continuera d’absorber une part croissante de la production mondiale de DRAM et de NAND, la pression sur les prix restera forte. Les prévisions de Samsung pour 2027 suggèrent que le pic de la crise n’est peut-être pas encore atteint.
Source : 9to5Google

